Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire.
Défense européenne : Goldman Sachs fait le tri
Dans une étude consacrée au secteur européen de la défense, Goldman Sachs a indiqué passer à la vente sur deux groupes français, à savoir Thales et Dassault Aviation.
Si la banque d’investissement admet que le premier possède des activités militaires de haute qualité dans des domaines stratégiques et que le second bénéficie de la hausse des dépenses de défense, notamment grâce au Rafale, elle juge les perspectives de leurs activités civiles plus « incertaines ».
Pour l’un comme pour l’autre, elle estime que la valorisation intègre largement les bonnes nouvelles. Goldman Sachs recommande plutôt Airbus, BAE Systems ou encore l’allemand Hensoldt.
L’étude pointe du doigt des valorisations beaucoup moins attractives pour les grands noms du secteur. Selon Goldman, un potentiel non-exploité demeure surtout du côté des sous-fournisseurs, des PME innovantes et des start-ups spécialisées dans les technologies de pointe. Ce qui inciterait, sur ce thème, à se tourner vers les capitalisations moyennes et/ou le private equity (non coté).
Nvidia participe au sauvetage d'Intel
Après Softbank et l’Etat américain, c’est au tour de Nvidia d’entrer au capital du fabricant américain de semi-conducteurs.
Via un placement privé, le géant de la technologie va en effet acquérir 4% du capital d’Intel au prix de 23,28 $ par action, pour un montant total de 5 Mds $. Par ailleurs, cette opération donne naissance à un partenariat entre les deux groupes dans le but de développer de nouvelles puces pour les centres de données et les ordinateurs portables.
Pour l’heure, il n’est toutefois pas prévu qu’Intel fabrique ces produits ou des produits Nvidia dans ses usines. En effet, ce dernier reste étroitement associé au Taïwanais TSMC.
Nvidia peut se permettre de prendre un ticket au capital d’Intel et ainsi de satisfaire l’administration Trump qui fait de la relance de ce dernier une priorité stratégique. Pour autant, cet accord est-il à la hauteur des espérances suscitées chez les investisseurs ? Il permet certes de redorer le blason d’Intel, mais nous attendrons de voir s’il se traduit par une véritable collaboration.
Porsche revoit ses ambitions dans l'électrique
Le constructeur allemand a revu à la baisse ses prévisions de rentabilité pour 2025. Sa marge opérationnelle est par exemple attendue autour de 2%, au lieu de 5% à 7% précédemment. Sa prévision à moyen terme passe, quant à elle, de 15%/17% à 15% au mieux.
Porsche évoque l’impact des droits de douane américains, la faiblesse du marché des véhicules de luxe en Chine et, plus généralement, une demande plus faible que prévu pour le 100% électrique. Dès lors, le groupe va rééchelonner les lancements de nouveaux modèles électriques et prolonger ceux avec des moteurs à combustion ou hybrides.
Ce réalignement stratégique coûtera environ 1,8 Md € à Porsche qui espère ainsi être plus flexible face à l’évolution de la demande.
Après avoir investi massivement dans l’électrique sous la pression de Bruxelles, les constructeurs européens prennent acte d’un marché automobile plus compliqué que ne le laissait penser la « planification écologique ». Le coût de ce revirement est important. L’action Porsche a été divisée par deux depuis son introduction…
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