Alstom, Bayer et Coinbase

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Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire

Alstom sanctionné, et pourtant

Malgré des résultats meilleurs que prévu au titre de son exercice décalé clos le 31 mars, l’action de l’équipementier ferroviaire Alstom a chuté de près de -17,3% le jour de cette publication. Les marchés ont fait très peu de cas de la performance affichée sur la période (+6,6% pour le chiffre d’affaires en organique et +18,1% pour le résultat d’exploitation, prises de commandes de 19,8 Mds €, flux de trésorerie positif de 502 M € contre -557 M € l’an passé).

 

Ainsi, ils se sont surtout inquiétés des prévisions de flux de trésorerie disponible pour le 1er semestre 2025/2026 (-1 Md € en raison de la montée en puissance de plusieurs projets jusque-là en phase de démarrage). Pour l’année toutefois, le flux devrait rester positif entre 200 M € et 400 M €, conformément aux attentes des analystes.

 

La dynamique semble s’inverser, d’autant que les projets européens dans les infrastructures se multiplient en réponse à l’actuelle politique américaine. De fait, nous passons à l’achat dans le cadre des Opportunités (risque très élevé, car les premiers mois de 2025/2026 pourraient être encore difficiles), sous 19 €.

Bayer : des trimestriels et un "plan" pour l'ex-Monsanto

Le groupe allemand a fait état cette semaine de résultats meilleurs que prévu pour sa branche pharmacie, grâce à plusieurs nouveaux traitements dans le cancer et le diabète.

 

Au 1er trimestre, Bayer a ainsi enregistré un bénéfice net de 1,3 Md €, ce qui est présenté comme un signe encourageant par la direction. Mais encore peu convaincant pour les actionnaires, échaudés par un parcours boursier très négatif depuis 2015 (-85%). La restructuration engagée va se poursuivre, comme en témoigne l’annonce de la fermeture d’un site de production en Allemagne spécialisé dans les génériques.

 

Par ailleurs et selon The Wall Street Journal, Bayer souhaite mettre un terme aux procédures judiciaires en signant un accord définitif au sujet de son désherbant au glyphosate soupçonné d’effets cancérigènes. S’il n’y parvient pas, le groupe pourra décider de placer sa filiale Monsanto en faillite. Ce qui mettrait fin de facto aux poursuites.

 

Le rachat de Monsanto en 2018 a pesé lourdement sur le groupe. Le dossier est encore loin d’être clos. Nous restons à l’écart.

Coinbase, nouveau venu dans le S&P500

Grande nouvelle dans l’univers des cryptomonnaies : la plateforme d’échanges d’actifs numériques Coinbase va rejoindre le S&P500, l’indice large de référence de la Bourse américaine.

 

Pour les acteurs de ce marché, cette annonce constitue une sorte d’institutionnalisation des « cryptos ». La raison est plus terre-à-terre : l’envolée de la valorisation de la société (+660% depuis le point bas de 2023 à 68 Mds $) lui ouvrait logiquement les portes du S&P500.

 

Reste que cette « fête » a été gâchée par l’annonce d’une cyberattaque ayant touché la société qui pourrait lui coûter jusqu’à 400 M $, laquelle a été permise par des employés corrompus. Visiblement et l’actualité récente en France marquée par des enlèvements de plusieurs acteurs du domaine en témoigne, le secteur des cryptomonnaies attire les hackers, mais aussi le grand banditisme plus « classique ».

 

En 2025, la société Bybit (non-cotée) avait déjà été victime d’un piratage massif. Avec à la clé, une perte nette de 1,5 Md $. Nous restons toujours à l’écart de ce secteur tout à la fois hyper-spéculatif et sulfureux.

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