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PU # 3066 / Des marchés plus calmes (rédigé le 10/10/2023)

Les indices boursiers ont retrouvé une forme d’équilibre après leur récente séquence "baissière", et ce en dépit de l’attaque terroriste qui a frappait Israël et dont les conséquences géopolitiques restent à connaître. Sur le front macroéconomique, les données de l’emploi américain ont eu un effet positif sur la cote. Les investisseurs veulent croire que le chiffre élevé des créations masque un marché de l’emploi moins tendu qu’il n’y paraît. D’autant que selon l’enquête ADP, le rythme de croissance de l’emploi privé est au plus bas depuis janvier 2021.

 

En septembre, l’économie américaine a créé 336 000 postes, soit deux fois plus qu’attendu par les économistes. Les chiffres de juillet et août ont par ailleurs été révisés en hausse, respectivement à 236 000 et 227 000 créations. Le taux de chômage est malgré tout resté stable à 3,8%, à son niveau le plus élevé depuis février 2022. Par ailleurs, il ressort que les emplois à plein temps continuent de reculer en nombre au profit de postes à temps partiel. Le cumul de deux emplois s’avère de plus en plus fréquent au sein de la population. Enfin, le salaire horaire moyen a grimpé de +0,2%, contre +0,3% attendu. Ces éléments ont été accueillis favorablement par le marché.

 

Dès lors, les anticipations de hausse de taux de la Réserve fédérale ont reculé, poussant les rendements obligataires à la baisse. Le Président de la Fed d’Atlanta, Raphael Bostic, a pour sa part jugé que la politique monétaire était "suffisamment restrictive". Il a également recommandé de ne pas réagir de manière excessive à des points de données individuels.

 

Après avoir enchaîné les séances "haussières", les rendements obligataires ont opéré une décrue au cours de la semaine. Aux Etats-Unis, le 10 ans est ainsi revenu aux alentours des 4,65% après avoir marqué un plus haut de 16 ans à 4,90%. L’ajustement opéré dans le sillage de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed semble être arrivé à son terme. En Europe, le mouvement de reflux était similaire.

 

Toujours aux Etats-Unis, l’indice ISM des services a reculé à 53,6 en septembre, contre 54,5 en août et un consensus de 53,6. Il demeure donc en zone de croissance, tout comme la composante des nouvelles commandes. Cette dernière a toutefois décroché, passant de 57,5 à 51,8.

 

De notre côté de l’Atlantique, l’indice PMI composite est ressorti à 47,2 en septembre, contre 46,7 en août. La contraction de l’activité se poursuit donc, avec une composante des nouvelles commandes au plus bas depuis novembre 2020 (44,4). En Allemagne, les exportations ont déçu en août (-1,2%, contre -0,4% attendu).

 

Enfin, l’or noir a reculé après la publication du plus faible volume de livraisons d’essence aux Etats-Unis depuis 25 ans pour cette période de l’année. La rumeur d’une levée partielle des restrictions russes sur l’exportation de gazole, relayée par Kommersant, a également pesé sur les prix du pétrole.

 

Retrouvez le sommaire du numéro de la semaine ici

 

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