Nvidia, Eiffage et Marvell Technology

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Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire

Nvidia ne surprend plus : le marché boude

Avec la publication des chiffres de l’inflation aux Etats-Unis, les résultats trimestriels du géant américain ont constitué le rendez-vous immanquable de cette semaine boursière.

Certes, les résultats du groupe spécialisé dans les processus graphiques programmables et de haute performance se sont avérés une fois encore très robustes, marqués par une hausse de ses ventes de +56% d’une année sur l’autre à 41 Mds $. Mais point de surprise positive… ce qui a déçu et conduit l’action à reculer, quoique de manière assez marginale.

La Chine demeure un point d’interrogation majeur. Nvidia semblait avoir remporté une victoire le mois dernier, l’administration Trump ayant finalement autorisé la société à vendre sa puce H20 sur le marché chinois. Mais l’entreprise a révélé n’avoir expédié aucune de ces produits vers le pays au cours du 2ème trimestre.

La concurrence ne cesse de croître (voir Alibaba, en page 10 du PU #3157) et Nvidia risque donc de perdre de son pouvoir de fixation des prix. D’autant que la demande liée à l’IA pourrait commencer à s’essouffler.

Eiffage : les résultats occultés par l'actualité française

Au 1er semestre de l’année en cours, le n° 3 français du BTP a fait état d’une belle dynamique, illustrée par une croissance de ses ventes de +7,5%.

L’alourdissement de la fiscalité française (taxe sur les concessions autoroutières et contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises) a toutefois pesé sur le bénéfice net (i.e. après impôts), lequel recule de -19,4% à 308 M € (sans cette hausse de la fiscalité, il aurait été de 391 M €).

Concernant ses perspectives, Eiffage a été transparent, même si les marchés s’attendaient à plus d’éléments positifs. Ainsi, les gains en termes opérationnels ne parviendront pas à compenser le durcissement de la fiscalité en France.

Le groupe paie un lourd tribut à son positionnement local, malgré les acquisitions réalisées en dehors des frontières de l’Hexagone, plus particulièrement en Allemagne.

Les concessionnaires et les sociétés répondant à la demande publique ont chuté en Bourse en écho à la crise politique française. Nous y revenons en pages 4 et 11 de ce numéro des Propos Utiles.

Marvell Technology : des doutes sur la demande dans l'IA

Les derniers trimestriels de Nvidia ont laissé un goût d’inachevé (voir ci-dessus). Ceux de Marvell Technology ont, quant à eux, été lourdement sanctionnés (-18,6% sur la seule séance du 29 août).

Le fabricant de semi-conducteurs, dont la capitalisation ressortait à plus de 60 Mds $ avant la publication de ses trimestriels, a fait état de perspectives décevantes. Plus précisément, il apparaît que la demande pour ses puces destinées aux centres de données se sont révélées inférieures aux attentes (certes très élevées…). Ainsi, les revenus dans ce domaine devraient rester stables au 3ème trimestre par rapport au trimestre précédent.

Cette annonce a suscité l’inquiétude des investisseurs et des analystes quant à la croissance de ce segment clé, lequel reflète la demande pour le matériel utilisé dans les datacenters spécialement dédiés à l’Intelligence artificielle (IA).

Le boom de l’IA a-t-il vécu ? Plusieurs nouvelles récentes d’entreprises laissent penser que l’engouement des marchés pour cette thématique risque de se heurter à une réalité plus complexe.

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