Novo Nordisk, Solvay et ARM Holdings

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Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire

Solvay : les clients se font plus prudents

A données comparables, le chimiste belge a enregistré au 1er trimestre un Ebitda en baisse de -5,7% pour un chiffre d’affaires en repli de -5,8%.

 

La direction n’a pas caché que les clients de l’entreprise avaient commencé à faire preuve de prudence dès le milieu du trimestre. « Le contexte macroéconomique est […] marqué par des difficultés que nous n’avions pas envisagées initialement », a ainsi résumé son P.-D.G., Philippe Kehren.

 

Dès lors, si Solvay vise toujours un Ebitda sous-jacent compris entre 1 Md € et 1,1 Md €, le groupe prévoit désormais d’atteindre la moitié inférieure de cette fourchette. Parallèlement, il a décidé de réduire l’enveloppe dédiée aux investissements (à 300 M €, contre 300 M € à 350 M € auparavant).

 

Le secteur de la chimie est l’un des plus sensibles à la conjoncture. Cet avertissement, de surcroît limité, ne constitue donc pas une surprise. Pour autant, comme tous les groupes ayant fait preuve de transparence, Solvay a été sanctionné en Bourse. Il est ainsi de retour sur ses plus bas de début avril…

Novo Nordisk : une moindre croissance

Tout en publiant des résultats trimestriels supérieurs aux attentes (Ebit et revenus en hausse respective de +22% et +18%), le laboratoire a révisé à la baisse ses prévisions pour l’exercice 2025 en raison de la concurrence des médicaments GLP-1 combinés, lesquels sont produits en cas de pénurie du médicament original comme ce fut le cas pour le Wegowy jusqu’en février 2025.

 

Selon lui, près d’un tiers du marché américain de l’obésité a été conquis par les préparateurs. Novo Nordisk vise ainsi un chiffre d’affaires et un bénéfice d’exploitation en progression respective de +13% à +21% (contre +16% à +24% précédemment) et de +16% à +24% (contre +19% à +27% ).

 

Au cours des dernières semaines, les investisseurs s’étaient inquiétés de la dynamique de croissance. Cette publication a finalement constitué un soulagement. Il est vrai que le titre affiche les ratios de valorisation les plus faibles depuis 2016 alors que les perspectives de croissance restent supérieures à la moyenne. Nous initions une position (voir page 10), dans le cadre des Opportunités.

ARM Holdings : les prévisions déçoivent

Au titre du dernier trimestre de son exercice 2024/2025, le spécialiste des puces pour smartphones a dévoilé un bénéfice par action en hausse de +52,7% pour des revenus en croissance de +33,6%, battant ainsi le consensus.

 

ARM a en revanche dévoilé des prévisions de ventes et de profits significativement inférieures aux attentes pour le 1er trimestre de son nouvel exercice. Et comme Samsung et Qualcomm, le groupe n’a pas fourni de prévisions annuelles.

 

Les tarifs douaniers mis en place par l’administration Trump ainsi que le renforcement des restrictions pesant sur les exportations de semi-conducteurs avancés vers la Chine sont identifiés comme des vents contraires. ARM a également évoqué une incertitude autour d’un important contrat de licence qui pourrait ne pas être finalisé au cours du 1er trimestre.

 

La croissance des redevances (+25% à +30%), prélevée pour chaque puce vendue utilisant la technologie d’ARM, reste impressionnante. Mais le groupe n’est pas immunisé contre les risques pesant sur la conjoncture. La valorisation étant hors norme (141 fois les bénéfices estimés), la nervosité se traduit par une forte volatilité.

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