Semaine du 13 au 19 octobre 2026
Les investisseurs ont massivement vendu les actions liées à l’Intelligence artificielle (IA) cette semaine. Les incertitudes à ce sujet sont récurrentes et portent sur les niveaux des valorisations et d’endettement, le caractère vu comme « circulaire » de leur activité et les contraintes énergétiques. Le compartiment des semi-conducteurs en a fait les frais. Et la chute de CoreWeave, une société devenue emblématique des inquiétudes du moment, s’est poursuivie.
De fait, le Nasdaq 100 a corrigé dans des proportions significatives, abandonnant ainsi le terrain gagné en septembre. Tout comme le Russell 2000, l’indice des petites et moyennes capitalisations, toujours en première ligne lorsque le sentiment de marché se dégrade. Dans le domaine de la technologie à nouveau, cette semaine va être marquée par la publication des résultats trimestriels de SpaceX, Meta ou encore Tesla qui ne manqueront pas de faire réagir.
Toujours du côté des valeurs et en quasi-symétrie, les titres des entreprises liées à la consommation (luxe, agroalimentaire…) et à la santé ont su retrouver les faveurs des marchés. Cette inquiétude entourant les perspectives de l’IA a permis aux rendements obligataires de se détendre, en raison des conséquences déflationnistes qu’elles sont susceptibles de créer. Le 10 ans américain s’est ainsi un peu plus détendu à 5,12%, contre près de 5,40% encore récemment. Pourtant, l’indice des prix à la production (« PPI ») des Etats-Unis a progressé en septembre, plus que prévu par les économistes (+1,3% sur un mois et +6,3% en glissement annuel). La veille, c’était cette fois l’indice des prix à la consommation qui était publié outre-Atlantique. Bien qu’en hausse, celui-ci a été plutôt bien accueilli.
A trois semaines des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, le Bureau des statistiques du travail (BLS) a fait état d’une inflation de +3,7% sur un an. L’indice des prix à la consommation (« CPI ») ressortait à +2,7% quand Donald Trump a remporté l’élection présidentielle, il y a deux ans, sur la promesse de réduire l’inflation. Cette poussée des prix (+0,6% sur un mois), supérieure aux prévisions, est due en majeure partie à la crise de l’énergie (et donc aux prix des carburants), elle-même liée au conflit en Iran, engagé par le même Donald Trump. Sur la nouvelle, les taux ont progressé, avant finalement de se détendre. La contagion redoutée de l’inflation à l’ensemble de l’économie n’est pas observable à l’heure actuelle.
Sur le front du pétrole, la hausse était de mise (100 $ pour le WTI). La situation au Moyen-Orient reste « bloquée ».
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