Et le petit jeu politique suit son cours…

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Le Rassemblement national (RN) et La France Insoumise (LFI) ont dévoilé le programme économique de leur candidat pour l’élection présidentielle, usant de chiffres et de graphiques pour donner du sérieux à leurs propositions. Pas assez, car d’un côté comme de l’autre, la pensée magique et l’argent du même métal tiennent lieu de colonne vertébrale à ce qui devrait pourtant être le cœur d’un projet politique réfléchi et travaillé, au regard de notre situation budgétaire.

Les media ont d’ailleurs très vite évacué le sujet sur lequel il y aurait pourtant beaucoup à dire s’il s’agissait, pour eux, d’informer et d’éclairer les électeurs. Manifestement, ces matières ne sont toujours pas considérées comme importantes.

Dans le même ordre d’idées, les débats engagés sur le budget 2027 à l’Assemblée nationale et au Sénat témoignent du déni persistant de la quasi-totalité de la classe politique. Ainsi, la petite musique habituelle des postures et de l’opposition automatique et stérile se fait une fois encore entendre. Mais cette ritournelle prend désormais des accents stridents.

Ainsi, les quelques mesures proposées par le gouvernement visant à réduire les dépenses « sociales », pourtant paramétriques et sans véritable ambition, ont méthodiquement été rejetées par les forces d’opposition. Alors que tous nos partenaires européens nous regardent et que les tensions sur les taux ne faiblissent pas (l’OAT repart à l’assaut des 5% et le spread avec le Bund s’approche des 150 pts), nos parlementaires n’ont d’yeux que pour l’élection du printemps prochain. Pire encore, des amendements visant à créer de nouvelles dépenses ont été votés, preuve que pour nos élus, il est toujours possible de creuser plus profondément.

Bref, la classe politique française reste fidèle à elle-même, ce qui relève maintenant du tragique. Alors que les rues de plusieurs villes ont été laissées aux barbares les 17 et 18 octobre derniers, preuve que l’Etat n’a plus les moyens d’assurer ses missions essentielles, cette impéritie financière revendiquée va créer davantage de désordre social. Et éloigner les investisseurs de notre dette, comme du financement de nos entreprises.


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