Le secteur des mines d’or connaît une concentration continue depuis plusieurs années. Il s’agit là d’un autre signal positif pour l’investissement dans l’or que nous privilégions depuis longtemps.
L’industrie aurifère reste encore fragmentée, même si les grandes entreprises du secteur cherchent inlassablement à consolider leurs positions par des acquisitions stratégiques. Avec un but : reconstituer leurs réserves de métal précieux, en ciblant le plus souvent les producteurs « juniors » ou les projets avancés et de haute qualité.
Sur les trois dernières années, plusieurs fusions et acquisitions ont été annoncées (acquisition de Newcrest Mining par notre Favorite Newmont, fusion d’Agnico Eagle Mines et Kirkland Lake Gold, acquisition d’Osisko Minig par Gold Fields).
Et cette semaine, une nouvelle opération a été rendue publique : l’américain Royal Gold a annoncé le rachat du canadien Sandstorm Gold pour 3,5 Mds $. Ces deux groupes ne sont pas des valeurs minières, mais des sociétés de royalties qui touchent des redevances sur les projets miniers qu’elles ont financés ou qu’elles achètent (ici, Royal Gold met la main sur 40 mines produisant l’équivalent de 65 000 à 80 000 onces par année), contre une partie de la production qu’elle revendent par la suite. La capitalisation de l’entité ainsi créée devrait avoisiner les 15 Mds $, ce qui en fait un acteur de taille moyenne dans ce compartiment de la cote. A même d’être à son tour racheté par plus grand que lui ? L’avenir le dira…
Quoi qu’il en soit, ces opérations qui se multiplient font grimper les valorisations. D’autant que l’once, dans le même temps, reste positivement orientée. Cette semaine d’ailleurs, la « relique barbare » a réagi à la hausse aux annonces du Président américain Donald Trump concernant la mise en place de nouveaux droits de douane pour plusieurs pays et la menace d’imposer des taxes plus larges à d’autres.
Ce regain d’inquiétude a pesé sur les marchés actions et renforcé l’attrait du métal précieux en tant que valeur refuge.
Reste que dans le même temps, tout durcissement de la position américaine risque de provoquer un regain d’inflation importée et contraindre la Réserve fédérale à prolonger son statu quo. Ce qui constituerait là un vent contraire pour l’or (toute baisse de rémunération du « sans risque » augmente l’attrait pour le métal, qui lui ne rapporte rien).
Parmi nos Favorites, le Gold Bullion Securities et l’ETF L&G Gold Mining sont pénalisés par l’évolution de la paire euro/dollar. Toute accalmie dans la baisse du billet vert redonnerait de l’allant à ces deux supports. Newmont évolue quant à elle sur des sommets de trois ans. Notre limite haute passe à 72 €.
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