Ferrari, Dassault Aviation et ABB

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Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire.

 

Ferrari révise ses ambitions

C’est Aston Martin qui a ouvert le bal, en abaissant une nouvelle fois ses prévisions. Après un second avertissement en quelques mois, la société s’attend à une perte d’exploitation de 110 M £ cette année. Début 2025, elle pariait sur un résultat positif. La marque emblématique (autrefois…) continue de s’enfoncer et ses réserves de trésorerie sont de nouveau au plus bas. Une nouvelle augmentation de capital se profile…

Dans un second temps, c’est Ferrari qui a été sanctionné. Le constructeur a fait état de prévisions plus prudentes que prévu, ce qui a conduit à une chute historique de la valeur de -15,41% le 9 octobre. La capitalisation du groupe, dont la marge est proche de 30%, est ainsi retombée à 63 Mds €. Pour un chiffre d’affaires en 2024 de 6,7 Mds €. Sur de tels multiples, les erreurs se paient cher.

Enfin, dans le compartiment haut de gamme, BMW a également révisé en baisse ses objectifs annuels. Et chuté en Bourse.

La concurrence asiatique dans le haut de gamme, la hausse des coûts, la faible demande pour l’électrique. et les droits de douane pèsent…

ABB : une vente actée et un achat avorté

Le groupe suisse spécialisé dans la conception, la fabrication et la commercialisation de biens d’équipements industriels fait rarement l’objet de commentaires de marché, par-delà ses publications de résultats. Mais cette semaine fait exception.

Tout d’abord, ABB a annoncé la vente de sa division robotique à la holding japonaise SoftBank sur la base d’une valeur d’entreprise de 4,6 Mds €. L’idée d’une scission et d’une introduction en Bourse de cette activité, jugée non-stratégique, avait été évoquée en son temps. Il n’en sera donc finalement rien. ABB a jugé préférable de l’adosser à un géant de la technologie, présent dans l’Intelligence artificielle (IA) et la robotique.

Dans un second temps, on apprenait (BFM Business) que le groupe suisse avant tenté par trois fois de racheter le fabricant français d’équipements électriques Legrand. Mais que Bercy s’y était opposé.

La robotique fait partie des  « mégatendances » que nous avons identifiées. Nous sommes positionnés sur l’ETF L&G Global Robotics (Favorite).

Dassault Aviation fête son 300ème Rafale

Finalement, le Rafale a su trouver son  public. En effet, l’avionneur a indiqué avoir franchi le cap symbolique des 300 avions construits. A ce jour, 533 avions Rafale ont fait l’objet de commandes de la part de la France et de huit autres pays. 233 exemplaires restent à livrer, avec des cadences de production appelées à augmenter pour un objectif de quatre appareils produits par mois.

Dassault Aviation ne saurait être réduit à son activité militaire qui pesait 64% de son chiffre d’affaires en 2024, le solde revenant à l’aviation d’affaires (Falcon). Mais, contexte géopolitique aidant, les investisseurs ont plébiscité son positionnement dans la défense, ce qui a permis à la valeur de bondir de +41% depuis le début de l’année.

Les tensions entre la France et l’Allemagne au sujet du SCAF (Système de Combat Aérien du Futur) réduisent la visibilité sur la valeur. A gros traits, Dassault Aviation est défendu par Paris, mais Berlin exclut un leadership de la société française. Si un accord est rapidement trouvé, Rafale sera concurrencé par un avion plus récent. Mais pas avant 2040.

 
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