Trimestriels, Fed : l’attente domine

Q2 et Fed

Semaine du 30 juin au 6 juillet 2026

Cette semaine et de nouveau, les investisseurs ont limité leurs initiatives. Pour autant, les indices ont globalement progressé, le Dow Jones inscrivant même un nouveau record historique. Voilà qui témoigne d’un regain d’intérêt pour les valeurs de la « vieille économie », boudées pendant de longs mois en raison de l’engouement pour l’Intelligence artificielle (IA) et les semi-conducteurs.

Pour autant, il semble prématuré d’évoquer une rotation sectorielle. Les marchés attendent surtout d’en savoir plus sur les performances des grands noms de l’IA, alors que la saison des publications trimestrielles va débuter. D’ores et déjà, le sud-coréen Samsung a déçu. Dans ce domaine, l’annonce par Meta de la création d’une activité d’infrastructures cloud pour louer ses capacités surnuméraires a également interrogé. Les géants du secteur ont-ils vu trop grand ? Cette question se pose avec insistance et les données trimestrielles des entreprises sont, de fait, attendues avec une certaine crainte.

Les investisseurs vont également prendre connaissance du dernier compte rendu de la Réserve fédérale  (minutes), la première sous la présidence de Kevin Warsh. Et ils espèrent pouvoir répondre à cette question : à quand la première hausse de taux aux Etats-Unis (si hausse il y a) ? Le président de la Fed a livré un discours plutôt habile lors de la rencontre annuelle entre banquiers centraux à Sintra (Portugal), évoquant tout à la fois un risque inflationniste en baisse et son objectif de ramener la hausse des prix à +2%.

Les récentes statistiques publiées de l’autre côté de l’Atlantique pourraient laisser croire que la Fed passera son tour. Ainsi et selon ADP, les créations nettes d’emplois dans le secteur privé ont ralenti en juin aux Etats-Unis (98 000), à un niveau légèrement inférieur aux attentes (110 000). Le lendemain, c’était au tour du Département du Travail de publier son rapport sur l’emploi, très suivi par les marchés. Le taux de chômage est tombé à 4,2% le mois dernier, contre 4,3% en mai. Cette baisse s’explique par le fait que 720 000 personnes ont quitté la population active, ce qui a fait chuter le taux d’activité à son plus bas niveau depuis plus de cinq ans.  Dans le même temps, les créations d’emplois non-agricoles sont ressorties à 57 000 sur la période. Soit très nettement en deçà des attentes qui ressortaient à 110 000.

Mais le marché obligataire a finalement peu réagi. Et de la même manière en Europe. Pourtant, le repli des cours du pétrole, lié à la fin de la guerre en Iran, a eu un effet notable sur l’inflation en Europe. La tendance « haussière » des prix s’est interrompue, comme en témoigne  le chiffre publié par Eurostat pour le mois de juin (+2,8%, contre +3% attendu). En France, l’indice des prix à la consommation est même tombé à +1,8% sur la même période. La hausse des taux de la BCE était clairement prématurée.

Enfin, le pétrole se stabilisait à 70 $ (WTI), malgré une nouvelle hausse des quotas de l’Opep+.

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