Semaine du 14 au 20 avril 2026
La semaine aura bien évidemment et de nouveau été marquée par les multiples déclarations victorieuses et confiantes de Donald Trump pour qui la guerre en Iran est « presque finie ». Mais les maîtres de Téhéran ont également saturé les flux d’informations et les réseaux sociaux en annonçant vendredi, en fin de journée, la réouverture complète du détroit d’Ormuz, ce qui faisait chuter les cours du pétrole d’une dizaine de points. Puis, tandis que Donald Trump affirmait avoir eu la promesse de la part du pouvoir iranien « qu’il ne recommencerait pas », le détroit était de nouveau fermé dès le lendemain, avec pour conséquence de faire rebondir le prix de l’or noir le lundi matin.
Bref, les deux parties continuaient de jouer au chat et à la souris à l’approche d’un possible nouveau cycle de négociations.
Pour Wall Street, l’affaire est quoi qu’il en soit déjà pliée, ce qui s’est traduit par de nouveaux records sur le S&P500 comme sur le Nasdaq 100. Dans le sillage du 10 ans américain, les rendements obligataires européens se sont détendus à l’annonce du déblocage (temporaire) du détroit d’Ormuz. Le 10 ans français a presque effacé la moitié des tensions observées depuis le déclenchement du conflit. Le marché obligataire continue malgré tout de faire preuve d’une plus grande réserve que le marché actions concernant les suites économiques de cette guerre.
Sur le front macroéconomique, les investisseurs n’ont pas appris grand-chose de la publication du Livre Beige de la Fed. Cette dernière évoque le conflit comme « une source majeure d’incertitude qui complique la prise de décision en matière de recrutement, de fixation des prix et d’investissements ». Ou comment parler pour ne rien dire…
Sur le front des statistiques, les prix à la production aux Etats-Unis ont augmenté de +0,5% en mars sur un mois, soit moins que ne le prévoyait le consensus des économistes (+1,1%). Sur un an et selon les chiffres du Département américain du Travail,, la progression est par ailleurs ressortie à +4% du fait de la hausse des prix de l’énergie, mais là encore, Wall Street s’attendait à pire (+4,6%). En excluant les prix de l’énergie et de l’alimentation, la progression mensuelle de l’indice est ressortie à +0,1%, après une hausse de +0,3% en février. Globalement, cette donnée a été saluée par les investisseurs qui y ont vu un signal rassurant sur l’évolution de l’inflation aux Etats-Unis. Reste à voir si les chiffres d’avril confirmeront cette vision.
Du côté des entreprises, les publications de résultats s’accélèrent, du moins aux Etats-Unis. Alors que 10% des sociétés du S&P500 ont dévoilé leurs chiffres, il ressort que 88% d’entre elles ont dépassé le consensus des analystes.
Pour autant, cette dynamique semble principalement concentrée sur trois compartiments, à savoir la technologie, l’énergie et la finance. Ailleurs, les surprises sont moins courantes. Il convient en outre de souligner que les bonnes nouvelles ne suscitent pas véritablement de réaction « haussière » sur les titres concernés.
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