Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire.
FDJ United, une source de revenus... pour les Etats
Au Royaume-Uni, le taux de prélèvement sur les jeux en ligne passera de 21% à 40% à compter d’avril 2026. Puis, l’année suivante, la taxe sur les paris sportifs en ligne sera relevée de 15% à 25 %. Selon l’Office for Budget Responsibility, le rendement des jeux devrait chuter de -30%, les opérateurs n’ayant d’autre choix que de répercuter 90 % de la hausse fiscale via des ajustements de prix ou une réduction des gains, ce qui affaiblira la demande des joueurs.
Dans la foulée de cette annonce, plusieurs analystes ont rappelé que le contexte fiscal et réglementaire des jeux d’argent se dégradait également aux Pays-Bas et en France.
FDJ United, qui a mené de nombreuses acquisitions pour s’étendre en Europe (notamment Kindred l’année dernière), est directement exposé.
Après avoir souscrit à l’introduction, nous sommes sortis du dossier en raison de l’étroitesse des marges et de la capacité des Etats, exsangues et en quête de revenus, à capter les bénéfices de l’entreprise. En dépit du recul, nous ne sommes pas acheteurs de ce dossier.
Boeing dessine un début de redressement
Lors d’une conférence organisée par UBS, le directeur financier du constructeur aéronautique américain a indiqué prévoir pour 2026 une hausse des livraisons de monocouloirs 737 MAX et de gros-porteurs 787 grâce à une remontée des cadences de production.
Dans le même temps, Boeing devrait profiter d’une bonne performance de ses activités spatiales et de défense, ce qui se traduira par une remontée des marges de l’entreprise. Le flux de trésorerie disponible devrait par ailleurs dépasser 1 Md $ alors que, cette année, le groupe aura, très probablement, consommé près de 2 Mds $ de liquidités.
Enfin et toujours dans le cadre des nouvelles positives, Boeing s’attend à obtenir d’ici la fin de l’année prochaine la certification du 737-10, la version allongée de son monocouloir.
Le plan de redressement de l’avionneur commence à porter ses fruits. Logiquement, le titre s’est offert un rebond. Il pourrait durer, d’autant, que son rival Airbus connaît une série de déboires. Le profil de Boeing est attrayant. Nous allons étudier de plus près ce dossier.
Bayer enchaîne les bonnes nouvelles
Le plus haut représentant du ministère public américain s’est prononcé en faveur de l’examen par la Cour suprême, la plus haute juridiction des États-Unis, d’un jugement relatif au glyphosate (le désherbant Round-up est accusé de provoquer des cancers) rendu contre Bayer.
Dans cette affaire, le chimiste juge que les lois fédérales sur les pesticides, qui imposent de vendre le glyphosate en émettant des avertissements supplémentaires, ne s’appliquent pas, le produit ayant d’abord été homologué au niveau fédéral par l’Environmental Protection Agency (EPA). Si la Cour suprême va dans ce sens, les plaintes déposées sur la base des lois d’États devront alors être abandonnées.
Quelques jours plus tôt, Bayer a dévoilé des résultats positifs dans une étude de phase III portant sur un traitement ayant pour objectif de réduire le risque d’AVC chez les personnes ayant déjà subi un tel accident.
Le titre s’est brutalement réveillé pour inscrire un plus haut de deux ans. Les investisseurs qui ont souffert sur ce titre ont, selon nous, désormais tout intérêt à le conserver.
Copyright (c) Propos Utiles. Tout droit de reproduction interdit.