Rémy Cointreau, Bayer et BioNTech

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Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire

Rémy Cointreau abaisse ses objectifs

Le producteur et distributeur de cognac et de quelques autres spiritueux a rendu une copie attendue au titre de son exercice fiscal décalé 2024/2025. Son chiffre d’affaires, déjà publié fin mars, est ressorti à 984 M € (-17,5%) pour un bénéfice net de 121 M €, en baisse de -34,4% à données publiées. La marge opérationnelle courante se repliait quant à elle de -3,5 pts à 22%.

 

Confronté à un environnement plus difficile depuis quelque temps, Rémy Cointreau a réalisé 85 M € d’économies, dépassant ses prévisions (50 M €) pour atteindre 230 M € sur deux ans.

 

En termes de perspectives, la société a renoncé à ses objectifs 2029/2030, « compte tenu du manque de visibilité macroéconomique, des incertitudes géopolitiques liées aux politiques tarifaires de la Chine et des Etats-Unis et de l’absence, à ce jour, d’une reprise aux Etats-Unis […] ».

 

Le contexte reste difficile dans les spiritueux, comme en témoigne l’avertissement lancé par Brown-Forman. Dans le secteur, notre Favorite Pernod Ricard demeure logiquement sous pression.

Bayer : la situation va-t-elle (enfin) s'améliorer ?

Le pire est-il passé pour Bayer ? L’action du groupe allemand progresse de +32% sur les six derniers mois, même si elle perd encore -50% sur trois ans.

 

Cette semaine, Goldman Sachs a relevé sa recommandation (achat versus neutre, objectif de cours relevé de 29,10 € à 33 €), citant une dynamique risque/rendement favorable pour le 2nd semestre 2025, une gestion efficace des coûts dans la division agrochimie (Crop Science) et une performance robuste dans l’activité pharmaceutique. Les analystes estiment que Bayer pourrait avoir atteint le point bas de ses révisions de bénéfices, ouvrant la voie à des ajustements à la hausse.

 

Récemment, un certain nombre de données favorables ont été communiquées (la FDA américaine a approuvé le Jivi dans l’hémophilie, des résultats positifs de phase III ont été publiés pour l’élinzanetant, le groupe s’est renforcé dans les biocarburants, une porte de sortie semble pouvoir être trouvée dans le dossier Monsanto…).

 

Ce dossier mérite que nous nous y intéressions de plus près. Nous y reviendrons sans doute assez vite.

BioNTech : voir par-delà "l'effet Trump" négatif

Comme déjà évoqué et encore tout récemment, l’administration Trump revendique son opposition aux vaccins à ARNm, évoquant à ce sujet une technologie aux effets inconnus.

 

De fait, de nombreuses subventions nécessaires à la recherche ont été supprimées, plongeant le secteur dans l’incertitude. Ses deux représentants les plus symboliques, Moderna et BioNTech, ont vu leur cours de Bourse reculer.

 

Mais cette dernière n’est pas seulement présente dans l’ARNm. Et c’est ainsi que cette semaine, le laboratoire américain Bristol Myers Squibb et BioNTech ont conclu un partenariat pouvait aller jusqu’à 11,1 Mds $ pour le développement en commun d’un anticorps ciblant deux mutations à la fois pour mieux combattre le cancer. Avec pour objectif de détrôner le Keytruda, le médicament le plus vendu au monde (en valeur).

 

BioNTech, de laquelle nous sommes sortis en juin 2024, est vue comme une « valeur ARNm ». De fait, elle reste pénalisée en Bourse, d’autant qu’elle continue de perdre de l’argent. Nous surveillons toujours ce dossier.

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