L’OCDE abaisse ses prévisions de croissance

OCDE logo

L’OCDE a révisé en baisse ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale en raison de la guerre commerciale décidée par Donald Trump. A cet égard, les marchés semblent encore bien optimistes.

La guerre commerciale voulue par Donald Trump assombrit les perspectives de croissance de l’économie mondiale, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pour cette dernière, les nouvelles taxes douanières américaines se situent à 15,4%, soit leur niveau le plus élevé depuis 1938, contre à peine plus de 2% il y a une année. Et logiquement, l’institution table sur une hausse à venir de l’inflation (pour l’heure, la tendance est à l’assagissement, mais les perspectives évoluent en suivant une tendance « haussière »).

Côté chiffres, l’OCDE a donc révisé en baisse et une nouvelle fois ses prévisions pour le PIB mondial à +2,9% (contre +3,3% en 2024).


Le ralentissement attendu touchera plus particulièrement les Etats-Unis (+2,8% en 2024, +1,6% en 2025 et +1,5% en 2026). Le Canada et le Mexique, particulièrement ciblés par l’administration Trump, devraient également être en première ligne.

En ce qui concerne la zone euro, « l’effet Trump » pourrait rester finalement assez limité (la baisse des taux de la Banque centrale européenne et le plan d’investissement allemand constituent des soutiens), mais les attentes en termes de croissance s’avèrent malgré tout peu dynamiques (+1% en 2025 et +1,2% en 2026).

Pour la Chine enfin, l’OCDE table sur une résistance de l’économie, ce qui peut sembler assez contre-intuitif (+4,7% en 2025 et +4,3% en 2026). Les mesures prises et à venir destinées à soutenir la consommation intérieure permettraient de limiter la casse.

« L’effet Trump » va désormais se faire ressentir. Et les investisseurs commencent tout juste à en prendre conscience. Si les résultats des entreprises au 1er trimestre ont rassuré les marchés, ceux du 2ème trimestre pourraient s’avérer bien plus nuancés.

Les décisions du Président américain ont provoqué d’importantes perturbations et conduit nombre d’entreprises à geler leurs décisions d’investissement. Fort heureusement, l’économie américaine s’avère robuste et certaines thématiques restent porteuses (Intelligence artificielle, robotisation, nucléaire…).

De son côté, la Réserve fédérale est prête à agir vite en cas de dégradation conjoncturelle (baisse de taux, retour éventuel du « QE »).

L’accalmie actuelle sur les marchés ne doit pas être surinterprétée. L’évolution des taux d’intérêt et du dollar constitue d’ailleurs des rappels à plus de mesure. En Bourse, l’été pourrait s’avérer volatil. Nous allons devoir nous y préparer.

Copyright (c) Propos Utiles / Tout droit de reproduction interdit

Découvrez