Trump se calme, l’once d’or passe les 5 000 $

once 5000 $

Semaine du 20 au 26 janvier 2026

Le stress provoqué par Donald Trump n’aura duré que quelques jours, voire quelques heures. La règle du TACO (« Trump always chickens out », que l’on peut traduire par « Trump finit toujours pas se dégonfler ») a de nouveau fonctionné.

Après avoir menacé d’user de la force au Groenland et de punir par de nouveaux droits de douanes plusieurs pays européens, le Président américain a fait volte-face. Selon lui, un accord, dont les détails seront toutefois communiqués à mesure de l’avancée des discussions entre Washington, Copenhague et les principales capitales européennes, a été trouvé, ce qui le satisferait pleinement.

Immédiatement, les marchés actions ont rebondi, tandis que les rendements obligataires américains se détendaient après avoir inscrit un sommet de cinq mois à 4,30%. Une nouvelle fois, l’administration Trump a reculé de peur de faire dérailler les marchés financiers ce qui, il faut bien l’avouer, ferait « tâche » à quelques mois de élections de mi-mandat.

Dans cet environnement marqué par une dégradation des relations internationales, l’or a brillé en franchissant les 5 000 $, un objectif que nous envisagions dans ces colonnes lorsque l’once évoluait encore sous les 4 000 $. La référence s’est même offert le luxe d’inscrire un record à 5 113 $. Depuis le début de l’année, le métal jaune affiche déjà une progression de +17%, ce qui le place en tête des principales classes d’actifs, comme ce fut le cas en 2024. Ces derniers jours, l’affaiblissement du dollar et les tensions internationales sont venus alimenter le courant acheteur. L’argent a suivi le mouvement.

Sur le front macroéconomique, l’indice PCE américain, suivi de près par la Fed, a constitué un non-événement. Il a progressé de +0,2% en novembre, en ligne avec les attentes. Sur un an, il ressort à +2,8%, sans changement par rapport à octobre.

Un nouveau favori a par ailleurs surgi pour remplacer Jerome Powell à la tête de la Fed : il s’agit de Rick Rieder, l’actuel directeur des investissements de BlackRock pour le marché obligataire. Ce dernier est perçu comme le partisan d’une nouvelle réduction des taux d’intérêt qui viendrait relancer la demande du consommateur américain. D’où le récent décrochage du billet vert à près de 1,19 $ pour 1 €.

Le rendement du 10 ans japonais a inscrit un plus haut de 27 ans à 2,37%. Après des années de lutte contre la déflation et de contrôle de la courbe des taux d’intérêt, le resserrement monétaire de la Banque du Japon pousse les rendements à la hausse. Mais les investisseurs s’inquiètent également des promesses électorales de baisse de la taxe à la consommation et d’augmentation des dépenses publiques.

Face au risque d’un dérapage budgétaire significatif, ils exigent une prime de risque plus élevée pour détenir de la dette japonaise. Ce mouvement, s’il devenait incontrôlable, ne serait pas sans risque pour les marchés financiers, lesquels ont été les grands bénéficiaires des taux nuls japonais.

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