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PU # 3052 / Et on reparle de hausses de taux... (rédigé le 13/06/2023)

Au cours d’une semaine peu fournie en données économiques, les indices boursiers ont grappillé du terrain à la hausse. Le principal événement de ces cinq jours a été le relèvement de taux d’intérêt décidé par la Banque centrale canadienne. Celle-ci avait mis entre parenthèses son resserrement monétaire en janvier dernier. Mais face à la persistance de l’inflation, laquelle a enregistré un rebond en avril pour la première fois en dix mois, l’institution a décidé de porter son taux directeur à 4,75%, à un sommet de 22 ans. Pour rappel, la banque centrale canadienne avait été la première à relever ses taux en 2022 et à faire une pause en 2023.

 

A l’autre bout de la planète, la Banque de Réserve d’Australie a également opéré un resserrement en portant son taux directeur à 4,10%, au plus haut de 11 ans. Elle a en outre averti que d’autres relèvements suivraient.

 

En zone euro, les opérateurs doivent également se préparer à voir la Banque centrale européenne (BCE) poursuivre son action restrictive. Selon le néerlandais Klass Knot, membre du conseil des gouverneurs, "il existe de nombreux risques qui pourraient nous obliger à relever encore les taux" (au-delà des resserrements déjà anticipés pour cette semaine et le mois de juillet).

 

Selon les chiffres révisés d’Eurostat, le Produit intérieur brut de la zone euro a reculé de -0,1% entre janvier et mars 2023. Dès lors, après le repli de -0,1% enregistré entre octobre et décembre 2022 (contre une précédente estimation de +0,1%), la zone euro est officiellement entrée en récession avec deux trimestres consécutifs dans le rouge. Globalement, la demande intérieure a fait preuve de faiblesse, affectée par l’inflation et le resserrement des conditions de crédit. Sur le plan géographique, l’Allemagne est particulièrement affectée (-0,3%) tandis que la France résiste (+0,2%). Cette hétérogénéité des performances complique la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).

 

En ce qui concerne la Fed, une reprise des hausses de taux semblait également se dessiner, au moins pour juillet (probabilité de 67% selon les contrats à terme). Dans cet environnement, la Chine évolue à contre-courant. Les principales banques du pays ont réduit les taux de rémunération des dépôts suite à une demande du pouvoir central. Les exportations et importations ont respectivement chuté de -7,5% et -4,5% en glissement annuel en mai, montrant que la reprise économique liée à la réouverture post-crise sanitaire s’essouffle déjà. Pékin a plus que jamais besoin de stimuler sa demande intérieure.

 

Cette semaine, le Nasdaq 100 a inscrit un plus haut de 14 mois à 14 784,30 pts. Alors que l’indice américain et les marchés européens avaient tendance à évoluer en parallèle, une rupture a pris forme fin avril. Les capitaux ont quitté les places européennes pour aller se positionner sur les valeurs technologiques américaines. Depuis le 1er mai, le Nasdaq 100 gagne +11% quand le CAC40 abandonne -3%.

 

Retrouvez le sommaire du numéro de la semaine ici

 

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