X
  1. Espace abonnés
Propos Utiles

Conseils boursiers depuis 1952

" Il m'importe peu que tu adoptes mes idées ou que tu les rejettes pourvu qu'elles emploient toute ton attention." Diderot

Nous contacter
01 45 23 10 57
sans surtaxe

À la une

PU # 3064 / La Fed trouble les marchés (rédigé le 26/09/2023)

Après la BCE la semaine passée, c’était au tour de la Réserve fédérale de s’exprimer sur sa politique monétaire. Comme convenu, elle a maintenu en l’état son dispositif monétaire (les "Fed funds" restent fixés entre 5,25% et 5,50%). Mais elle a indiqué qu’un nouveau resserrement pourrait intervenir avant la fin de l’année. La plupart des membres de l’institution anticipent d’ailleurs toujours un tel geste à hauteur de 25 pdb. Jerome Powell, le Président de la Fed, s’est voulu rassurant sur l’état de santé de la 1ère économie mondiale, évoquant un atterrissage en douceur toujours "plausible".

 

Ainsi, l’indice composite PMI des directeurs d’achats ressortait en zone d’expansion à 50,1 au titre du mois de septembre. Les marchés ont été déçus par la position offensive de la Fed qui éloigne dans le temps tout assouplissement. Les indices américains ont corrigé, emportant dans leur sillage les places européennes qui leur sont toujours très dépendantes. Les valeurs les plus exposées aux taux d’intérêt élevés ont corrigé sur la nouvelle (immobilier, services aux collectivités, valeurs "vertes", technologie).

 

Dans la foulée, les taux obligataires se sont une fois encore tendus. Le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans grimpait ainsi à 4,523%. Le 2 ans, plus réactif aux anticipations, décollait jusqu’à 5,12%.

 

Dans la zone euro et a contrario, les PMI restaient sous pression. L’activité du secteur privé dans la zone euro s’est toutefois un peu moins contractée que prévu en septembre, selon les données publiées par S&P Global. Ainsi, l’indice PMI composite a progressé à 47,1 ce mois, contre 46,7 en août et 46,5 attendu par les analystes. Mais il reste toujours dans le "rouge" : un chiffre inférieur à 50 signale une contraction de l’activité, tandis qu’un chiffre supérieur indique une croissance. L’activité manufacturière est plus spécifiquement sous pression (43,4 en septembre). "Nous anticipons une contraction de la zone euro au 3ème trimestre, nos prévisions immédiates du PIB signalant une baisse de -0,4% par rapport au 2ème trimestre", a d’ailleurs indiqué l’intermédiaire.

 

Les différences de rendement expliquent en grande partie les mouvements sur les parités de change. Ainsi, la posture offensive de la Fed (possible hausse de taux d’ici la fin de l’année) a profité au dollar. L’euro s’échangeait à 1,0586 $, au plus bas depuis mars 2023. Avec des "Fed funds" au-dessus de 5,25% et un "Refi" (zone euro) à 4%, la rémunération est plus forte pour le dollar qui s’avère donc davantage recherché.

 

La Chine ne brillait guère, lestée de nouveau par son secteur immobilier. Les actions d’Evergrande ont ainsi chuté de -21,8% à Hong Kong après que le groupe a révélé n’avoir pas été en mesure d’émettre de nouvelles dettes, ce qui limite l’impact des plans de restructuration en cours. S&P a abaissé sa prévision de croissance économique pour le pays de +5,2% à +4,8% au titre de 2023.

 

Retrouvez le sommaire du numéro de la semaine ici

 

Pour connaître nos conseils, notre méthode d'investissement et pour gagner en Bourse, abonnez-vous à Propos Utiles (12 pages d'analyses et de conseils / 48 numéros par an) en cliquant ici.

 

Copyright (c) Propos Utiles www.proposutiles.fr