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PU # 3056 / Un recul soudain, surtout en Europe (rédigé le 11/07/2023)

La quasi-totalité des places boursières ont reculé au cours de la semaine, affectées par la publication du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale. Selon ces fameuses minutes, presque tous les participants ont jugé que des hausses additionnelles de taux restaient nécessaires. Mais certains étaient même favorables à un resserrement lors de la réunion de juin, ce qui a désagréablement surpris les investisseurs.

 

Globalement, les membres de la Fed jugent que la dynamique de l’économie et "l’absence de signe clair d’un reflux de l’inflation vers l’objectif de +2% par an" justifient de remonter encore les taux d’intérêt. Cette publication a provoqué une nette tension sur les marchés obligataires. Les taux à 10 ans américains ont franchi le seuil des 4%, ce qui ne leur était plus arrivé depuis le mois de mars dernier, juste avant la crise bancaire. En France, l’OAT à 10 ans a pour sa part bondi jusqu’à 3,24% avant de refluer quelque peu.

 

Au regard des anticipations de taux aux Etats-Unis, les opérateurs semblent penser que la Banque centrale européenne (BCE) va devoir aller plus loin que prévu. L’euro a ainsi franchi le seuil des 1,10 $, ce qui porte sa progression à +3% en moins de six semaines.

 

Sur le front macroéconomique, les chiffres de l’emploi américain ont laissé transparaître un ralentissement, ce qui a été bien accueilli. Selon le rapport du Département du Travail, l’économie américaine a créé 209 000 postes en juin, contre 225 000 attendus par les économistes. Il s’agit de la performance la plus faible depuis décembre 2020. Le chiffre de mai a en outre été révisé en baisse, de 339 000 à 306 000. Le taux de chômage a quant à lui légèrement reflué à 3,6% (-0,1 pt). Dans le même temps, la hausse du salaire horaire moyen s’est accélérée à +0,4%, après +0,3% le mois précédent. Sur un an, elle atteint +4,4%, contre +4,3% précédemment. Ce dernier élément suscite l’inquiétude de la Fed qui cherche à mettre un terme à la spirale inflationniste et devrait de nouveau relever ses taux à la fin du mois.

 

En Chine, l’indice des directeurs d’achat a montré que l’activité dans les services avait ralenti en juin (53,9, contre 56,2 le mois précédent). En outre, les prix à la consommation sont ressortis stables en juin tandis que ceux à la production chutaient de -5,4%, au-delà des attentes. Au regard de ces données, la pression augmente sur Pékin. Les marchés attendent un plan de relance et un assouplissement des contraintes pesant sur les entreprises locales.

 

Enfin, les décisions de l’Arabie saoudite de prolonger la réduction de sa production d’or noir en août et de la Russie de freiner ses exportations ont fini par réveiller les cours du pétrole. Le prix du baril de qualité WTI a en effet franchi les 73 $, reprenant 6 $ par rapport à ses récents plus bas. Ces niveaux semblent devoir constituer un support majeur pour les prochaines semaines.

 

Retrouvez le sommaire du numéro de la semaine ici

 

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