Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire
Oracle tire profit de l'Intelligence artificielle
Au 4ème trimestre de son exercice 2025/2026, l’éditeur de logiciels a vu son bénéfice net progresser de +9% pour des ventes en hausse de +11,3%. Il a ainsi affiché une accélération de sa croissance au regard des +8,3% enregistrés sur l’ensemble de l’exercice.
Sa principale division (services cloud et support de licence) a tiré la moyenne vers le haut avec une hausse de +14% de ses revenus. Surtout, la direction d’Oracle se fait optimiste. Selon elle, le taux de croissance total dans le cloud (applications, mais aussi infrastructure) devrait passer de +24% pour l’exercice passé à plus de +40% pour l’exercice en cours, grâce à l’intérêt de ses clients pour l’Intelligence artificielle (IA).
La société n’a toutefois pas fourni de prévisions concernant ses bénéfices et ses marges, ce qui laisse placer un doute sur l’évolution de la rentabilité.
Le profil d’Oracle a évolué. Le groupe est devenu l’un des grands gagnants de la course à l’IA. Comme nous l’évoquions la semaine passée, la dynamique semble loin de se tarir.
Les frappes contre l'Iran réveillent le parapétrolier
Alors que les frappes israéliennes ont fait trébucher les marchés financiers, le cours du pétrole s’est au contraire envolé de +14% avant d’abandonner une partie de ses gains (+7%).
Les investisseurs redoutent en effet que l’accès à l’or noir de la région soit en partie compromis.
Dans son sillage, les titres des compagnies pétrolières, qui verraient presque mécaniquement leurs revenus augmenter, ont également bondi.
Mais le secteur parapétrolier américain n’a pas été en reste (+4,5%) avec de nettes progressions pour Halliburton, Baker Hugues ou encore Schlumberger.
Alors que l’exploration était jusqu’ici mal orientée aux Etats-Unis, notamment en raison de la faiblesse des prix du pétrole, des tensions durables au Moyen-Orient pourraient inciter les compagnies locales à augmenter leurs dépenses.
L’administration Trump souhaite relancer l’exploration et la production aux Etats-Unis (sans succès pour l’heure, voir page 12). Ce nouvel affrontement au Moyen-Orient pourrait servir de catalyseur. Et profiter à notre Favorite Schlumberger.
Kering : l'espoir d'une reprise en main
Luca De Meo va quitter son poste de directeur général du groupe Renault pour devenir celui de Kering.
L’Italien, qui a été vu comme l’artisan du redressement du constructeur français en grande difficulté au sortir du règne de Carlos Ghosn, va ainsi avoir la lourde tâche de relancer le conglomérat de la famille Pinault (qui détient encore 42% du capital).
Ce dernier est pénalisé par les errements de sa principale marque, Gucci, ainsi que par un endettement élevé. Luca De Meo est un spécialiste de l’automobile, mais son savoir-faire dans le domaine du marketing (et de la gestion des marques) ainsi que sa nationalité italienne devraient constituer des atouts.
François-Henri Pinault, fils de François Pinault, s’est avéré être un très mauvais gestionnaire de l’empire familial. Selon nos sources, son père l’a invité à prendre du recul et à céder le poste de directeur général. La nomination de Luca De Meo constitue un pari. Mais il semble moins risqué que celui de ne rien changer à la tête de l’entreprise. Les marchés ont salué cette nouvelle inattendue (+11,8%).
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