Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire.
Oracle : un bond dans la cour des (très) grands
Dans le pré-carré de l’Intelligence artificielle (IA) où les valorisations s’envolent parfois sur de seules anticipations, Oracle n’occupait jusqu’à alors qu’une place plutôt discrète, malgré un bond de son action de +50% à la date du 9 septembre. Jusqu’à cette semaine où celle-ci s’est adjugée, sur une seule et unique séance, un gain de +36%, rajoutant à sa capitalisation pas moins de 240 Mds $.
Le groupe fondé en 1977 a annoncé s’attendre à ce que les revenus « réservés » de sa division cloud (informatique à distance) dépassent désormais les 500 Mds $, grâce à la forte demande pour ses services d’infrastructures à bas coût.
Oracle a conclu des accords avec Amazon, Alphabet et Microsoft afin que ses produits fonctionnent dans leurs propres infrastructures, pour des revenus issus de ces clients en hausse de + 1 529% sur le trimestre écoulé.
Et la tendance devrait rester sur cette même dynamique, d’après la direction du groupe américain.
De telles réussites et de tels événements boursiers n’existent qu’aux Etats-Unis… Le décalage avec les marchés européens est criant.
Séché Environnement réduit plusieurs de ses objectifs
Contrarié par le contexte géopolitique français (68% du chiffre d’affaires de la société était réalisé dans l’Hexagone en 2024) mais aussi international, Séché Environnement a été contraint d’abaisser certains de ses objectifs annuels (résultat opérationnel et excédent brut d’exploitation). En termes de revenus, les attentes initiales ont été réitérées. La direction met également en avant le faible prix de vente des énergies vertes produites.
Dans ce cadre, elle a annoncé un plan d’économies évaluées à 20 M € à horizon 2026. Les comptes semestriels, publiés à cette même occasion, se sont avérés sans grande surprise et plutôt de bonne facture.
Séché n’a pas échappé au mouvement de vente ayant touché les sociétés françaises de services à l’environnement (utilities), dépendantes de la commande publique. Le contexte politique a placé ces groupes (mais pas seulement) en première ligne.
Notre Favorite Veolia a malgré tout su résister. La diversification géographique plus poussée de la société a joué en sa faveur.
Fusion d'Anglo American et de Teck Resources
La revanche des cibles ? Anglo American comme Teck Resources ont été approchés à plusieurs reprises par plus grand qu’eux. Et finalement, les deux groupes miniers ont annoncé cette semaine vouloir unir leur destinée.
Le rapprochement du sud-africain et du canadien, qui ont tous deux revendu ces dernières années leurs actifs les moins stratégiques, constitue l’une des plus importantes opérations du secteur depuis 10 ans.
Baptisé Anglo Teck, le nouvel ensemble se hissera parmi les cinq premiers producteurs de métaux dans le monde. Il possède des actifs de grande qualité, par exemple dans le cuivre en Amérique latine et a pour ambition de se développer dans les métaux dits critiques, particulièrement recherchés dans le cadre de la transition écologique et du développement du numérique.
Ce rapprochement vise à faire baisser leurs coûts de production, ce qui constitue actuellement le nerf de la guerre à laquelle se livrent tous les groupes miniers.
Notre Favorite Glencore a bien réagi à cette nouvelle.
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