L’entreprise française a dévoilé une bonne dynamique trimestrielle. Mais celle-ci est apparue comme insuffisante aux yeux des investisseurs. La sanction peut paraître excessive.
Le géant des cosmétiques a dévoilé une croissance trimestrielle à données comparables de +4,2%, ce qui traduit une accélération par rapport au 1er semestre (+3%).
Toutes les divisions ont fait mieux que sur la première partie de l’année, les Produits professionnels se distinguant plus particulièrement grâce au commerce en ligne et à la distribution sélective. Les progrès de la division Luxe sont en revanche restés modestes (+2,5% sur le trimestre, contre +2% sur le semestre), même si l’on se souviendra tout de même que cette activité était en décroissance au 2ème trimestre.
Sur le plan géographique, l’Asie du Nord s’est redressée pour afficher une croissance de +4,7% sur le trimestre (la première depuis deux ans) et de +0,5% sur neuf mois. L’Amérique du Nord a en revanche ralenti (+1,4% contre +2% sur les six premiers mois). La performance de cette zone a toutefois été impactée par une réorganisation informatique.
A la lecture de ces chiffres, le titre a reculé. Le consensus des analystes attendait en effet une croissance trimestrielle supérieure, de +4,9%. Les investisseurs ont également peu apprécié le ton prudent de la direction pour qui la croissance annuelle devrait être « assez proche » de l’objectif de +4%.
Le titre L’Oréal a pu apparaître défensif lorsque le secteur du luxe paraissait très mal en point, ce qui a contribué à gonfler ses ratios de valorisation et à le rendre plus sensible à toute déception. Pour autant, les chiffres trimestriels étaient loin d’être mauvais puisqu’ils traduisaient une accélération de la croissance.
Après notre récente vente/allègement, nous décidons donc de relever notre limite d’achat/renforcement à 370 €.
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