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Powell, très accommodant (rédigé le 31/08/2021)

Les investisseurs ont limité leurs initiatives au cours de la semaine qui s’est soldée, malgré tout, par une nouvelle hausse des principaux indices boursiers et de nouveaux records à Wall Street. Les GAFAM, les géants de la technologie, continuaient à cet égard de mener la danse.

 

Les marchés ont donc opté pour la réserve, dans l’attente de prendre connaissance du discours du Président de la Réserve fédérale à l’occasion du symposium de Jackson Hole. Or comme attendu et espéré, Jerome Powell s’est montré finalement accommodant, c’est-à-dire peu pressé de réduire les achats d’actifs (tapering) et encore moins de relever les taux d’intérêt. S’il a confirmé une possible diminution des injections de liquidités dès cette année, il n’a pas fourni le moindre calendrier et insisté, en parallèle, sur la nécessaire amélioration du marché du travail. Car si les regards restent tournés vers l’épidémie, avec une anxiété persistante, ils scrutent également avec attention l’ensemble des données économiques.

 

Celles-ci font montre d’une nette décélération après le vif rebond lié à la réouverture des économies. Ainsi, aux États-Unis, la confiance des consommateurs a plongé en août à un plus bas de 10 ans (70,3 pts). Outre-Atlantique toujours, les prix ont continué à augmenter en juillet (+4,2% sur un an), mais une légère décélération de l’inflation semble être à l’œuvre en dépit des pressions observables dans certains secteurs d’activité. Les dépenses de consommation des ménages ont, quant à elles, augmenté de +0,3% en juillet, soit moins qu’attendu.

 

Le dollar est tombé sur la semaine à son plus bas niveau depuis près de 15 jours face à un panier de référence. L’euro est ainsi repassé au-dessus de 1,1820 $. Sur le marché obligataire, le rendement du 10 ans américain se stabilisait vers 1,28%.

 

La relique barbare a également profité du ton complaisant de Jerome Powell, lequel a de nouveau repoussé toute hausse des taux d’intérêt. Ainsi, l’once ressortait à 1 810 $ en cette fin de semaine. La dégradation des taux réels, soit les taux d’intérêt après prise en compte de la hausse des prix, a profité au métal jaune. Mais pas seulement. L’argent pourrait également faire son retour sur le devant de la scène.

 

Enfin, la politique actuelle des pays de l’Opep et affiliés, regroupés dans ce qui est appelé l’Opep+, ne va pas évoluer. Les différentes nations composant ce groupe informel se sont en effet entendues après s’être divisées sur la question. Ainsi, la politique actuelle, qui consiste à rouvrir très progressivement le robinet des exportations après les coupes drastiques décidées à compter du printemps 2020, va se poursuivre. L’Opep+ va donc augmenter sa production de 400 000 barils par jour, avec pour objectif de remettre sur le marché 5,4 M de barils quotidiens. Les Etats-Unis estiment toutefois que l’Opep+ n’en fait pas assez, ce qui provoque une hausse du prix des carburants à la pompe.

 

Retrouvez le sommaire du numéro de la semaine ici

 

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