Et pendant ce temps, en France…

dette france

Donald Trump a donc officiellement lancé son offensive (économique pour l’heure) en vue de la conquête du Groenland.

En annonçant vouloir appliquer de nouvelles surtaxes à plusieurs pays européens, dont le Danemark et la France, jusqu’à une reddition totale de ces derniers, le Président américain a fait franchir un nouveau palier aux tensions internationales, déjà exacerbées par l’agression russe en Ukraine, l’enlèvement du dictateur Maduro, la révolution iranienne réprimée dans le sang, la guerre commerciale ou encore les préparatifs militaires chinois pour l’invasion de Taïwan.

Dans ce tumulte international où la force prime, la France devrait plus que jamais chercher à se (re)-mettre en ordre de bataille, sachant que la puissance d’une démocratie dépend directement de sa santé financière.

Or, cette semaine, qu’a fait le Premier ministre Lecornu ? Il a choisi de privilégier le court terme, à savoir sa survie à Matignon, au détriment du long terme, priorité des grands hommes d’Etat. Pour éviter une censure des socialistes, il a multiplié les concessions budgétaires (dégel du barème de l’Impôt sur le revenu, hausse de la prime d’activité, renoncement aux mesures d’économies sur les APL, repas à 1 € pour tous les étudiants, maintien de MaPrimeRénov’ et création de 2 000 postes dans l’Education nationale entre autres). Coût de ces annonces : 8 Mds €.

Le financement ? Des hausses d’impôts déguisées pour les plus aisés et une surtaxe sur les bénéfices des grands groupes. Avec toujours le même leitmotiv en tête : « ils peuvent payer ».

Peu importe donc les conséquences pour ces entreprises, leurs fournisseurs et leurs clients. Pour l’homme politique français, la richesse ne se crée pas, elle se prend.

Malheureusement, cette stratégie simpliste ressemble à un suicide. Les réformes sont repoussées, la dette s’accumule, les Français s’appauvrissent. Si le monde change et se transforme, la France, elle, ne change rien.

« Les tragédies de l’Histoire révèlent les grands hommes, mais ce sont les médiocres qui provoquent les tragédies », écrivait Maurice Druon. La moitié du chemin est faite..


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