Semaine du 23 au 29 juin 2026
Les indices boursiers mondiaux ont connu une semaine « baissière », dans le sillage d’un secteur technologique en proie aux doutes.
Après l’emballement des derniers mois, l’interrogation porte sur la soutenabilité des investissements réalisés par les « hyperscalers » et, par ricochet, de la croissance du compartiment des puces. En dépit des bons résultats trimestriels dévoilés par Micron, la volatilité a pris de l’ampleur à Wall Street. Le report de l’introduction en Bourse d’OpenAI à l’année prochaine et les relèvements de prix opérés par Apple sur plusieurs produits phares en raison de l’inflation des prix des composants de mémoire et de stockage ont pesé.
De ce côté-ci de l’Atlantique, la baisse l’a également emporté par mimétisme, mais il convient de souligner que certains secteurs défensifs, comme la pharmacie ou les utilities, ont progressé à contre-courant.
Sur le front macroéconomique, les chiffres américains de l’inflation ont plutôt rassuré. Aux Etats-Unis, l’indice PCE a progressé de +0,4% au cours du mois de mai, portant sa progression sur un an à +4,1%, contre +3,8% en avril et +3,1% en mars. L’inflation des prix de la consommation personnelle est ainsi repassée au-dessus des +4% pour la première fois depuis trois ans. En excluant les éléments volatils que sont l’énergie et les produits alimentaires, la hausse des prix ressort à +3,4% sur un an. Cette publication n’a pas provoqué de réaction négative de la part des investisseurs. D’une part, les chiffres sont restés en ligne avec les attentes. D’autre part, la baisse récente des prix du pétrole et les négociations de paix au Moyen-Orient incitent les opérateurs à anticiper un mouvement de désinflation.
De même, l’apparente résilience du consommateur américain a été saluée. Les dépenses ont en effet progressé de +0,7%, contre +0,6% attendu, pour des revenus également en hausse de +0,7%.
Par ailleurs, selon les données préliminaires du mois de juin de S&P Global, l’indice PMI, mesurant l’activité dans le secteur privé américain, est passé de 51,5 à 52,2, là où les analystes redoutaient un repli à 50,8. Au plus haut de quatre ans, le secteur manufacturier reste nettement plus dynamique (55,7) que celui des services (51,3). Mais la croissance vient essentiellement des investissements dans l’Intelligence artificielle.
Pour le reste, l’accumulation des positions « baissières » sur le pétrole a ramené le cours du baril WTI sur les 70 $. L’or était également orienté à la baisse, dans la zone des 4 000 $, pénalisé par la force du dollar. Enfin, en Chine, la Bourse de Hong Kong a reculé à un plus bas d’un an.
Enfin et dans le sillage de l’or, le cours de l’argent a récemment fait montre de faiblesse. Sur la semaine, il s’est replié de -9% pour revenir à ses niveaux d’il y a sept mois (55 $). Depuis le sommet inscrit en janvier à 121 $, le métal blanc a ainsi chuté de -54%. Comme toujours, l’argent amplifie les mouvements enregistrés par l’or, lequel est actuellement pénalisé par la remontée du dollar et l’anticipation de hausses de taux.
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