Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire.
Dassault Aviation dépasse ses objectifs... pour le Rafale
Les investisseurs s’interrogeaient encore récemment sur la capacité de Dassault Aviation à produire plus d’avions en raison des difficultés de ses sous-traitants à accélérer la cadence.
L’avionneur a rassuré en annonçant avoir dépassé son objectif de production de Rafale (26 livraisons sur 2025 contre 25 attendus, soit cinq de plus qu’en 2024).
Il n’en a pas été de même dans l’aviation d’affaires : le groupe a livré 37 Falcon, contre 40 attendu (+6 toutefois sur un an).
Sur cette base, Dassault Aviation a relevé ses prévisions annuelles de chiffre d’affaires, lequel devrait ressortir selon la direction « au-dessus de 7 Mds € ».
Au sujet du Rafale et malgré la hausse des budgets militaires liée à l’augmentation des tensions géopolitiques, l’année a été décevante en termes de nouvelles commandes puisqu’un seul contrat a été signé, avec l’Inde.
La concurrence reste importante dans le domaine militaire, plus particulièrement avec les F-35 américains. Chez nos voisins, il n’existe pas de « réflexe européen ». Le projet d’avion du futur reste d’ailleurs problématique. Nous continuons de surveiller ce dossier.
Venezuela : les majors américaines peu enthousiastes
Après son coup de force au Venezuela, Donald Trump a assuré pouvoir compter sur le soutien des autorités locales et indiqué qu’il choisira lui-même les entreprises pétrolières qui pourront investir dans le pays (un montant de 100 Mds $ a été évoqué).
La réaction des grandes entreprises (majors) pétrolières américaines n’a pas été celle attendue par l’hôte de la Maison Blanche. Comme nous l’évoquions la semaine passée, celles-ci ont évoqué plusieurs exigences en matière de sécurité, d’intérêts commerciaux et juridiques pour relancer l’industrie pétrolière du pays.
Le P.-D.G. d’Exxon Mobil, Darren Woods, a ainsi affirmé que le pays d’Amérique latine était actuellement « non-investissable ». D’autant que plusieurs compagnies pétrolières attendent des milliards de dollars de remboursement après avoir été évincées du pays.
Devant ce manque d’enthousiasme, Donald Trump a haussé le ton. Les parapétrolières comme notre Favorite SLB ont profité de la suspension annoncée de sanctions spécifiques. A suivre.
Donald Trump veut faire baisser le coût des crédits
Les sondages du camp républicain pour les élections de mi-mandat (midterms) sont actuellement mal orientés. Or, Donald Trump entend bien disposer dans la durée de l’ensemble de ses pouvoirs (et en créer de nouveaux), sans véritable opposition. Dès lors, la campagne électorale a commencé et le Président américain de lancer de nouvelles promesses destinées à rassurer les électeurs.
Tout d’abord, la maîtrise du prix du pétrole permettrait à Donald Trump de soulager le pouvoir d’achat des Américains et de relancer l’industrie manufacturière américaine. C’est là un des buts de l’opération menée au Venezuela.
Le Président américain a également menacé d’interdire aux investisseurs institutionnels d’acheter des maisons individuelles, les accusant de faire gonfler les prix.
Enfin, il souhaite plafonner à 10% les taux d’intérêt des cartes de crédit pendant un an. Les firmes concernées (Visa, Mastercard et American Express…) n’ont pas encore réagi.
Donald Trump pense que ces effets d’annonce porteront leurs fruits. Une surenchère de sa part est attendue.
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