Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire.
Broadcom/Oracle : l'IA pose à nouveau question
L’engouement spectaculaire pour les valeurs de l’Intelligence artificielle (IA) a-t-il vécu ? Les marchés s’interrogent depuis quelques temps déjà sur la rentabilité des gigantesques investissements annoncés ça et là. Et de la circularité quasi « incestueuse » de ceux-ci.
Alors que les valorisations se sont tendues et que l’idée d’une bulle vouée à éclater agite les salles de marchés, les sociétés Oracle et Broadcom ont déçu, été sanctionnées et emporté le reste du compartiment (et le Nasdaq100) dans le rouge.
Oracle tout d’abord, a mal vécu l’offensive d’Alphabet (Google) dans l’IA qui vient contrecarrer les projets d’OpenAI (ChatGPT), le même OpenAI avec qui la société a signé un contrat de 300 Mds $ en septembre. Avant que ses trimestriels ne déçoivent (chiffre d’affaires, flux de trésorerie).
Broadcom de son côté, et malgré un trimestre historique, a été pénalisé par une hausse de son carnet de commandes jugée un peu juste.
Les attentes étant très élevées, comme les valorisations, toute déception se paie immédiatement.
Exxon relève ses prévisions, sans réaction
Le secteur pétrolier fait peu parler de lui actuellement. Alors que le prix du baril de WTI reste encalminé sous les 60 $, peu d’investisseurs s’y intéressent. D’autant que la crainte d’une hausse significative de l’offre de pétrole en 2026 les conduit à anticiper un recul des cours de l’or noir et une contraction des bénéfices des majors pétrolières.
C’est dans ce contexte que le géant Exxon a pourtant annoncé le relèvement de ses anticipations en termes de bénéfices et de flux de trésorerie. Le groupe énergétique et pétrochimique table désormais sur une hausse de 25 Mds $ de ses profits et de 35 Mds $ de ses flux de trésorerie de 2024 à 2030, soit une amélioration de 5 Mds $ pour ces deux indicateurs par rapport à ses prévisions antérieures.
Le groupe justifie son annonce en évoquant disposer d’actifs plus solides et plus rentables. Et il met également en avant une réduction de ses coûts plus importante que prévue.
Cette annonce est passée presque inaperçue. Le consensus actuel sur le pétrole nous paraît bien pessimiste. Nous allons y revenir.
Orange se renforce en Espagne
L’opérateur télécoms a annoncé avoir conclu un accord engageant avec le consortium financier Lorca afin de monter à 100% de leur coentreprise espagnole MasOrange. Cette opération avait fait l’objet d’une communication début novembre et devient désormais effective.
« A travers cet accord, Orange va acquérir les 50% du capital détenu par son coactionnaire pour un prix de 4,25 Mds € en numéraire », a indiqué le groupe français. MasOrange compte 6,8 millions d’abonnés à Internet et 21 millions de clients mobiles. La société a réalisé un chiffre d’affaires de 7,4 Mds € en 2024 et un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 2,6 Mds €. Elle est le fruit du rapprochement en 2024 entre la filiale espagnole d’Orange et Masmovil, alors le quatrième opérateur du pays.
Cette opération est positive pour l’opérateur hexagonal. Ce dernier va ainsi avoir la pleine maîtrise de sa filiale espagnole dans un marché qui se consolide. En France, Orange, Bouygues Telecom et Free (Iliad) ont déposé une offre non-engageante de 17 Mds € pour acquérir la plupart des actifs de SFR, refusée pour l’heure par son propriétaire (Altice).
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