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Le CAC40 oscille autour des 7 000 pts (rédigé le 08/02/2022)

La publication des chiffres de l’emploi aux Etats-Unis et la conférence de presse de Christine Lagarde après l’annonce par la Banque centrale européenne (BCE) du statu quo sur ses taux ont constitué les deux moments forts de cette semaine boursière. Semaine boursière qui, du point de vue des indices, a été marquée par l’hésitation des investisseurs, dans un cadre toujours dominé par les hausses prochaines des taux d’intérêt américains, vues comme certaines.

 

Dès lors, les bons chiffres de l’emploi publiés par le Département américain du Travail ont donné du grain à moudre aux "faucons", c’est-à-dire aux partisans d’une approche plus rigoureuse de la politique monétaire. Ce sont ainsi 467 000 emplois qui ont été créés en janvier outre-Atlantique, après un mois de décembre déjà très dynamique sur ce front. Sur le dernier mois de 2021 en effet, les créations d’emplois ont été révisées en forte hausse, passant de 199 000 à 510 000. Additionné à la performance du mois de janvier, ce sont ainsi 977 000 emplois qui ont été créés dans le pays en deux mois. Et ce en dépit d’un contexte sanitaire tendu marqué par la propagation du variant omicron. En décembre, le nombre d’offres non-pourvues a été évalué à 10,9 millions, ce qui constitue un record. Après avoir atteint un pic au début de la pandémie à 14,7% de la population active, le taux de chômage est retombé en janvier 2022 à 3,9%. Preuve, une nouvelle fois, de la capacité d’adaptation et de rebond de la 1ère économie mondiale.

 

Autre fait marquant de la semaine donc, la Présidente de la BCE a tenu une conférence de presse au cours de laquelle elle est revenue sur ses déclarations. Ainsi, une hausse de taux en 2022 était jugée "improbable" en décembre 2021, mais ce n’est plus le cas. La raison de cette pirouette exécutée en si peu de temps ? L’inflation, qui "devrait rester élevée plus longtemps que prévu", Christine Lagarde évoquant des risques "orientés à la hausse".

 

Il est vrai que du côté des matières premières, aucune accalmie n’est à observer : le baril de WTI passait au-dessus des 90 $. Malgré les tensions observées sur le marché pétrolier, l’Opep et ses alliés de l’Opep+ se sont contentés de maintenir le cap, avec une hausse de la production de 400 000 barils par jour pour le mois de mars. Une hausse prévue mais qui pourrait ne pas être réalisées tant les producteurs du cartel prennent des libertés avec leurs engagements. Et ce par-delà les éventuels et réels problèmes de production (Angola, Nigeria et Russie).

 

Pour ce qui est des résultats d’entreprises, l’attention des marchés s’est portée sur Meta (ex-Facebook) qui, sur la nouvelle, corrigeait de -26%. Les " GAFAM" ne sont donc pas immunisés contre les mauvaises nouvelles, ce qui constitue un paradigme inédit auquel les marchés vont devoir vraisemblablement s’habituer...

 

Retrouvez le sommaire du numéro de la semaine ici

 

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