Les trimestriels font plier le Nasdaq 100

baisse Nasdaq 100

Semaine du 27 octobre au 2 novembre 2026

Les places boursières européennes ont repris un peu de terrain, à l’image du CAC40 qui repassait les 8 000 pts. Il en a été autrement aux Etats-Unis où le Nasdaq 100 abandonnait -4,38%. Les valeurs liées à l’Intelligence artificielle (IA) ont plus spécifiquement décroché alors que les investisseurs s’interrogent toujours sur la capacité des sociétés technologiques à rentabiliser leurs investissements pléthoriques.

Dans ce contexte, les publications trimestrielles ont été regardées de très près. Toute imprécision, tout doute et a fortiori toute déception ont été sanctionnés, parfois durement. Après Meta la semaine passée, c’était au tour d’Alphabet, d’Amazon, d’Intel, de Microsoft et d’Apple de reculer sur leurs trimestriels, leurs prévisions et la pertinence de celles-ci, évaluée désormais strictement par les marchés. Cette baisse pénalisait tout le compartiment technologique, emportant même Nvidia.

Pour nombre d’analystes, la volatilité du marché américain s’est accentuée à l’approche des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.

Les trimestriels ont de fait éclipsé la détente observée sur les prix du pétrole. Le WTI revenait en effet dans la zone des 96 $ contre 105 $ il y a peu de temps, dans l’espoir d’une reprise des discussions entre les Etats-Unis et l’Iran. Il reste toutefois difficile d’y voir clair ici et d’envisager un reflux des prix de l’énergie à court terme.

Pour autant, la Fed comme la Banque centrale européenne (BCE) ont décidé cette semaine de laisser en l’état leur dispositif monétaire. A Francfort, c’est l’annonce du départ anticipé de Christine Lagarde qui a fait les gros titres, même si l’institution a indiqué être prête à durcir le ton.

La Fed a évoqué des pressions inflationnistes tenaces, mais n’a pas souhaité se précipiter. Un relèvement du loyer de l’argent est attendu en décembre. La hausse du PIB américain le rend d’ailleurs presque certain. Malgré la hausse des prix de l’énergie et un contexte politique difficile, la croissance de l’économie américaine a accéléré plus que prévu au 3ème trimestre. Le PIB de la 1ère économie mondiale a ainsi progressé de +3,4% en rythme annualisé, après +2,2% au 2ème trimestre et un consensus qui ressortait à +3,2%.  Le PIB a progressé à un rythme supérieur à celui des +2%, considéré par la Fed comme le taux de croissance non inflationniste. Les ménages, en première ligne face à la hausse du prix des carburants, ont vu leurs dépenses de consommation (65% du PIB) croître de +3,8% sur la période. Il apparaît que ceux-ci épargnent moins et puisent même dans leurs économies pour financer leurs dépenses courantes.

L’or continuait d’évoluer dans de basses eaux à 3 969 $ l’once. L’évolution de la « relique barbare » reste très étroitement liée à celle des attentes en termes de politique monétaire et donc d’inflation. La hausse des prix est liée à celle du pétrole et donc à la situation au Moyen-Orient, qui reste toujours très confuse, pour ne pas dire erratique. Toute reprise des négociations entre Washington et Téhéran redonnerait de l’éclat à l’once. 

Copyright © Propos Utiles. Tout droit de reproduction interdit.

Découvrez