Semaine du 22 au 28 septembre 2026
A Paris, le CAC40 a de nouveau testé le seuil des 8 000 pts, soumis à des pressions « baissières » bien identifiées. En effet, le blocage diplomatique au Moyen-Orient renchérit les prix du pétrole (le baril de WTI oscillait autour des 94 $), ravive l’inflation et conduit les banques centrales à durcir leur politique. Rien de neuf ici cette semaine, si ce n’est que les tensions observées sur les taux se sont amplifiées.
Sur le marché de la dette, le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans évoluait à environ 5,24%, sur des niveaux inédits depuis 19 ans. Un mouvement identique était visible en Europe. Ainsi, les obligations françaises à 10 ans affichaient un rendement de 4,77%, creusant l’écart (spread) avec le Bund, la référence allemande (113 pts). Cet indicateur, dont l’évolution témoigne de la moindre confiance des marchés pour la dette française, ressortait à 63 pts en juillet.
Toute accalmie sur les prix du pétrole permettrait aux marchés de respirer. Sur ce front et si l’Iran semble désormais contraint de négocier face au décrochage de son économie, Washington ne veut rien lâcher, tout du moins à ce stade, et a ainsi rejeté l’offre de Téhéran visant à rouvrir le détroit d’Ormuz.
L’incertitude actuelle ne touche pas chaque pan de la cote de la même manière. Cette fois encore, les grandes capitalisations résistent bien mieux que les petites. La thématique de l’IA et le poids des hyperscalers n’y sont pas étrangers. Ainsi, en un mois, l’écart de performance entre le S&P500 et l’indice Russel 2000 (petites et moyennes capitalisations américaines) ressort à près de 5%,
à l’avantage du premier.
Sur le plan économique, la machine économique américaine, tirée par l’Intelligence artificielle (IA), ne ralentit pas. Ce qui plaide pour une nouvelle hausse de taux lors de la prochaine réunion de la Réserve fédérale (la probabilité d’un relèvement des « Fed funds » de +25 pdb ressort à 63%). Ainsi, l’indice PMI composite des directeurs d’achats s’est établi en septembre à 58,4, là où le consensus ressortait à 56,4.
La visite du Président chinois Xi Jinping à Washington et sa rencontre avec Donald Trump n’ont, comme attendu, donné lieu à aucune annonce importante. Le maintien d’un dialogue au plus haut niveau est toutefois vu comme une avancée par les plus optimistes.
La société américaine Anthropic, référence incontournable de l’Intelligence artificielle (IA), va prochainement être introduite en Bourse, à Wall Street. Créée il y a seulement cinq ans, elle pourrait afficher, selon les éléments fournis, une valorisation de 2 000 Mds $, soit plus du double de sa valeur estimée en mai dernier seulement. Ces chiffres doivent être mis en rapport avec une réalité plus… contrastée. Son chiffre d’affaires a été multiplié par 12 en 2025 pour atteindre près de 4,6 Mds $. Mais dans le même temps, le développeur du robot Claude affichait une perte opérationnelle d’environ 8 Mds $. Le principal concurrent d’Anthropic reste OpenAI, dont l’entrée en Bourse est prévue en 2027.
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