Semaine du 18 au 24 août 2026
Cette semaine, la fin de la trêve estivale sera symboliquement marquée par la publication des résultats trimestriels de Nvidia, toujours très attendus par les investisseurs car à même de faire décaler les marchés, dans un sens comme dans un autre.
Les cinq jours de Bourse qui viennent de s’écouler auront, pour leur part, montré une évolution à la baisse des principaux indices, quoique dans des proportions contenues. Les éléments fondamentaux des marchés n’ont guère évolué depuis notre dernier rendez-vous.
Du côté positif, des investissements pléthoriques dans l’Intelligence artificielle (IA) continuaient d’être rapportés. La question de leur rentabilité future semblait toutefois passer au second rang. La situation économique des Etats-Unis s’avérait par ailleurs toujours robuste. Ainsi, S&P Global a fait état d’un indice PMI composite des directeurs d’achats à 56 en juillet, contre 54,5 un mois plus tôt et au plus haut de quatre ans.
Du côté négatif, la situation en Iran s’enlise alors que les discussions entre les principaux protagonistes sont suspendues. Les Etats-Unis vont dévoiler de nouvelles sanctions économiques contre l’Iran et ses partenaires commerciaux, dans le cadre de ce que Washington nomme la « plus grande offensive financière de tous les temps ». Les tensions sur les prix continuaient d’alimenter les flux vendeurs et d’inquiéter la Fed, même si le ralentissement de l’inflation aux Etats-Unis laisse augurer d’un nouveau statu quo en septembre. Les minutes de la dernière réunion de la banque centrale témoignent toutefois d’importantes dissensions en son sein.
Cette semaine encore, les tensions sur l’obligataire ont été significatives, même si elles n’ont pas fait basculer le marché actions. Le Trésor américain est intervenu pour faire baisser les taux longs, mais cette opération, avant tout politique et médiatique, n’a pas eu d’effet durable.
La dette française continue de faire les frais de la hausse généralisée des taux d’intérêt dans les grandes économies mondiales alors que les prix du pétrole restent durablement élevés en raison de la problématique moyen-orientale. Le 10 ans s’est tendu jusqu’à 4,16%, du jamais-vu depuis la grande crise de 2008. L’impasse politique actuelle pèse sur la crédibilité de notre pays. Et les prêteurs exigent une prime plus élevée.
La dette totale des Etats-Unis a atteint le montant historique des 40 000 Mds $, ce qui renforce les inquiétudes des marchés sur la soutenabilité des finances fédérales et a provoqué une envolée des taux (courts et longs). La politique erratique de Donald Trump est ici clairement sanctionnée, même si d’autres raisons sont à évoquer (moindre appétit du Japon pour la dette américaine, entre autres). L’endettement des Etats-Unis a quadruplé en moins de vingt ans. L’accélération de l’endettement de la 1ère économie mondiale inquiète, partout dans le monde. Les Etats-Unis vont devoir augmenter les impôts et réduire leurs dépenses pour retrouver de la crédibilité, affirment les économistes.
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