Semaine du 21 au 27 juillet 2026
Cette semaine, les indices américains ont été à la peine, affectés par les difficultés des valeurs technologiques. Les bons résultats d’Alphabet et Intel n’ont pas permis de faire revenir les acheteurs à Wall Street. L’ampleur des investissements engagés par les géants de la technologie américaine continue en effet d’inquiéter en dépit de la dynamique de croissance affichée sur le front des revenus comme des bénéfices.
L’indice coréen Kospi 50, très dépendant des valeurs technologiques (et des semi-conducteurs), a par ailleurs décroché de -12% sur la semaine. Son recul s’élève à -40% en un peu plus d’un mois. Alors que les investisseurs individuels s’étaient rués à l’achat en abusant de l’effet de levier, ils sont désormais contraints de vendre à perte pour respecter les appels de marge de leurs courtiers. Ce qui alimente un peu plus le repli de l’indice.
De ce côté-ci de l’Atlantique, les actions ont affiché une meilleure résistance grâce aux banques, aux pétrolières, à quelques valeurs de la défense et à la bonne publication de SAP, laquelle a provoqué des achats sur le secteur des éditeurs de logiciels.
Le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran a malgré tout pesé sur la cote. Le prix du baril WTI a un temps franchi les 100 $ avant de refluer après l’annonce d’une pause (faute de munitions…) dans les frappes américaines sur l’Iran. Alors que le trafic du détroit d’Ormuz a d’ores et déjà rechuté, les menaces des Houthis sur les navires saoudiens en mer Rouge, mais aussi les affrontements russo-ukrainiens en mer Noire, compliquent un peu plus la situation.
Les cours des céréales étaient également orientés à la hausse, avec un plus haut de deux ans pour le blé sur le marché américain. Les intervenants sont inquiets pour les récoltes, notamment en Europe où les grandes chaleurs ont dégradé le potentiel de rendement. L’aggravation des tensions en mer Noire, avec de nouvelles attaques contre les infrastructures portuaires ukrainiennes et des restrictions russes sur certaines zones maritimes, expliquent aussi l’intérêt des investisseurs pour les céréales.
Sur le front monétaire, la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses taux inchangés après les avoir relevés en juin dernier. Selon l’institution, « l’impact inflationniste total » du choc énergétique n’est pas encore pleinement visible. De tels propos ont renforcé les anticipations de hausses de taux pour les réunions de septembre et décembre. Les rendements obligataires se sont malgré tout détendus de quelques points (3,92% pour le 10 français, contre 4,04% la semaine passée). Comme si les intervenants avaient déjà anticipé une telle conduite de la banque centrale.
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