Moderna, les banques américaines et l’effet Groenland

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Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire.

 

Moderna fait peur aux vendeurs à découvert

Cette semaine, le laboratoire a indiqué prévoir un chiffre d’affaires 2025 dans le haut de sa fourchette de prévisions (1,9 Md $). Moderna a par ailleurs précisé avoir réduit un peu plus son anticipation de dépenses d’exploitation, lesquelles devraient se situer entre 5 Mds $ et 5,2 Mds $, en repli de 2 Mds $.

Pour 2026, la société a réaffirmé son objectif de croissance de ses revenus (jusqu’à +10%). Elle prévoit par ailleurs des dépenses d’exploitation de nouveau en baisse, à 4,9 Mds $. Surtout, elle juge possible d’atteindre l’équilibre en termes de flux de trésorerie en 2028.

Selon le directeur général, Stéphane Bancel, la stratégie reste de construire une grande franchise de vaccins ARNm saisonniers pour les populations à risque, capable de générer les liquidités nécessaires au financement de la phase d’innovation en oncologie et maladies rares. 

Le flux de nouvelles s’est amélioré alors qu’en septembre, le nombre de vendeurs à découvert atteignait des records (23% du capital). Ces derniers sont désormais contraints de se racheter, ce qui alimente la hausse.

Les banques américaines sont euphoriques

Les plus grandes banques de Wall Street ont affiché des chiffres d’affaires annuels record (masse totale d’environ 593 Mds $ en 2025) ainsi que des bénéfices en hausse d’environ +8% par rapport à 2024.

Goldman Sachs et Morgan Stanley ont plus particulièrement brillé avec une croissance à deux chiffres de leurs profits, soutenus par leur activité de banque d’investissement (fusions/acquisitions, introductions en Bourse). Les revenus issus du trading d’actions ont également atteint des niveaux historiquement élevés. Enfin, dans la banque de détail, les revenus d’intérêts (qui reflètent la rentabilité des prêts) ont progressé dans l’ensemble des établissements, portés par une croissance des prêts et une baisse du coût des dépôts.

Les dirigeants des grandes banques ont affiché leur optimisme pour l’économie américaine. Ils tablent sur une certaine résilience du consommateur. Ces annonces n’ont toutefois pas suscité un enthousiasme débridé des investisseurs. Les valorisations des grands établissements commencent à poser question.

Le Groenland stimule certains secteurs européens

L’agressivité de Donald Trump envers le Danemark, qui refuse de lui vendre le Groenland, et les pays européens, qui soutiennent Copenhague, a eu pour effet de faire reculer les actions du Vieux Continent.

Mais cette montée des tensions entre l’Europe et les Etats-Unis a aussi eu pour conséquence d’alimenter le courant acheteur vers certains domaines stratégiques. Les investisseurs jugent en effet que l’Europe va devoir prendre ses distances avec l’Amérique pour se tourner vers des alternatives locales.

Les valeurs de défense ont ainsi progressé, mais pas seulement. Le titre du groupe OVH, qui se rêve en alternative au cloud américain, a attiré les acheteurs, de même que celui de l’opérateur de satellites, Eutelsat.

La relation entre l’Union européenne et les Etats-Unis est très clairement affectée par les menaces et attaques récurrentes de Donald Trump. La fin de l’alliance transatlantique est évoquée, ce qui semble excessif. Il convient aussi de se projeter dans l’après-Trump…

 
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