Spatial européen, Nokia et BNP Paribas

space x spatial

Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire.

 

Spatial : l'Europe réagit (enfin) face à l'hégémonie américaine

Le groupe franco-germano-espagnol Airbus, le français Thales et l’italien Leonardo vont fusionner leurs activités spatiales.

Ce projet, baptisé pour l’heure « Bromo », vise à créer un poids lourd à même de concurrencer l’américain SpaceX (et bientôt Kuiper d’Amazon ou encore les chinois Guowang et Thousand Sails).

Les besoins dans ce domaine ont littéralement bondi en quelques années.

La transformation digitale alimente une soif de connectivité à haut débit et à bas coût via les constellations de satellites. Tandis que les données spatiales sont devenues indispensables à de très nombreux secteurs d’activité (agriculture, défense, énergie, météo…). L’émergence de nouveaux acteurs privés et le développement des lanceurs réutilisables ont également réduit les coûts.

Selon certaines estimations, le spatial pourrait peser 1 800 Mds $ par an d’ici 2035.

L’Europe part avec un retard devenu sans doute irrattrapable. Ce rapprochement (qui reste à faire) est sans doute la réponse, contrainte et forcée, au décrochage du Vieux continent dans ce domaine.

Nokia, "boosté" par l'IA

Sorti de l’écran-radar des investisseurs, l’équipementier télécoms finlandais refait parler de lui depuis quelques mois. Et ses derniers trimestriels ont surpris dans le bon sens, ce qui a conduit nombre d’analystes à réviser leur point de vue.

Porté par la forte demande en solutions optiques et cloud auprès de centres de données spécialisés dans l’Intelligence artificielle (IA), Nokia a vu ses ventes croître de +11,7% sur un an à 4,8 Mds €. Sa marge opérationnelle, ressortie à 9%, était également supérieure au consensus.

Les ventes nettes de sa division Infrastructure Réseau ont augmenté de +11 % à taux de change et périmètre constants.

La croissance des ventes bénéficie de l’acquisition d’Infinera dont l’intégration progresse plus rapidement que prévu, selon la direction. Cette opération de croissance externe visait à rapprocher Nokia des géants du cloud et donc de l’IA.

A ce sujet, le P.-D.G. de la société évoque « un super-cycle », à rapprocher de ce qui a été observé en 1999.

Le groupe finlandais se transforme avec succès. Nous allons y revenir très prochainement.

BNP Paribas condamnée

Le titre de la banque française continuait à évoluer dans de basses eaux, incapable de rebondir après son plongeon de -7,73% du 20 octobre dernier. A cette date, un jury fédéral américain a condamné BNP Paribas à verser un total de 20,5 M $ à trois plaignants soudanais.

La justice américaine a estimé que l’établissement financier avait aidé le gouvernement du Soudan à commettre des exactions et un génocide dans la région du Darfour entre 2002 et 2008 en lui fournissant, via sa filiale suisse, des services bancaires. Et ce en violation des sanctions américaines.

Bien que la somme exigée soit modeste, ce verdict ouvre la porte à une action collective. Ainsi, plus de 20 000 à 25 000 réfugiés soudanais aux États-Unis pourraient réclamer des dédommagements à BNP Paribas, pour plusieurs milliards de dollars. Cette dernière va sans doute chercher à éteindre l’action judiciaire en échange d’un règlement global.

Voilà qui rappelle le paiement de 9 Mds $ consenti par BNP Paribas en 2014 dans le cadre d’un accord pour (déjà) une violation d’embargo. Nous restons à l’écart de ce dossier.

 
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