Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire.
Ericsson améliore sa rentabilité
Les résultats trimestriels du groupe suédois ont été salués par les investisseurs.
En dépit d’un recul de ses revenus de -2% en organique (-9% en publié), Ericsson est en effet parvenu à dévoiler une rentabilité en hausse et supérieure aux attentes. La marge brute ajustée a notamment atteint 48%.
Le groupe récolte ainsi les fruits de son programme d’efficacité et de réduction des coûts. Suite à la cession d’Iconectiv, il dispose par ailleurs d’un excédent de trésorerie qui devrait l’amener à accroître le retour aux actionnaires, via une hausse du dividende et/ou un programme de rachat d’actions.
En termes de perspectives, la direction est restée prudente en évoquant plutôt une stabilisation de ses principales divisions et une poursuite de l’amélioration des marges.
Les réserves du groupe et surtout le redressement de sa profitabilité vont lui permettre de continuer à investir dans ses piliers stratégiques (Infrastructures 5G, réseaux privés, plateformes Internet des objets). Ericsson a un rôle à jouer dans un secteur stratégique. Nous allons bientôt revenir sur ce compartiment.
ThyssenKrupp introduit sa branche navale TKMS
Le groupe industriel allemand a réalisé une scission majeure. Le 20 octobre, il a en effet distribué 39% du capital de sa filiale Thyssenkrupp Marine Systems (TKMS) à ses actionnaires sur la base d’une action TKMS pour 20 actions Thyssenkrupp.
Alors que cette entité fabrique des sous-marins (50% du chiffre d’affaires), des navires de guerre et de l’électronique militaire (sonars, par exemple), l’objectif de Thyssenkrupp est de profiter des flux de capitaux à destination du secteur la défense pour mieux la valoriser (il conserve 51% du capital).
Dans son prospectus, TKMS a indiqué viser une croissance moyenne de son chiffre d’affaires de +10% par an à moyen terme. Il s’est en outre engagé à distribuer 30% à 50% de son bénéfice net.
La valorisation de TKMS ressort aux alentours de 5,6 Mds €, ce qui représente 2,8 fois son chiffre d’affaires et 63 fois ses profits. La nécessité de relancer la fabrication de sous-marins en Europe va évidemment soutenir sa croissance. Mais le potentiel de hausse de la rentabilité proviendra de l’électronique. Le dossier nous semble trop cher.
Givaudan pourrait faire mieux que prévu
Sur les neuf premiers mois de son exercice, Givaudan a enregistré une hausse de +1,7% de ses revenus. Mais sa croissance organique a atteint +5,7%, en dépit d’un ralentissement au 3ème trimestre (attendu en raison d’une base de comparaison défavorable).
Si le chiffre d’affaires de la division Arômes et Bien-être reste à la peine (-1,5%), celui de la branche Parfums et Beauté a progressé de +5,1%. Une fois de plus, Givaudan affiche une très forte croissance dans les parfums de luxe (+18,7% en organique).
Sur le plan géographique, la zone Europe/Moyen-Orient/Afrique est restée la plus dynamique (+5,7%). Mais aux Etats-Unis, Givaudan est parvenu à croître en dépit de la mise en place de hausses de prix visant à compenser les droits de douane. Selon la direction, l’objectif de croissance fixé pour la période 2021/2025 (+4% à +5%) pourrait être battu.
Cette publication a été saluée par une hausse du titre et de notre Favorite, IFF. Logique même s’il convient de souligner que l’exposition d’IFF aux parfums de luxe est moindre. Son profil est en effet plus diversifié.
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