Au-delà de nos sélections de valeurs (Favorites et Opportunités), quelles valeurs ont fait parler d’elles cette semaine ? Nos avis ne constituent pas un conseil d’achat ou de vente, sauf mention du contraire
Sodexo : coup de frein aux Etats-Unis
Dure semaine pour le spécialiste de la restauration collective. Déjà confronté à un changement de paradigme hérité du covid chez ses principaux clients, il affronte désormais des vents contraires en Amérique du Nord, plus spécifiquement en provenance des secteurs de l’éducation et de la santé. Le contexte politique actuel semble d’ailleurs à ce sujet peu porteur. Ainsi, Sodexo a été contraint de réviser en baisse ses prévisions sur son exercice décalé 2024/2025. La firme prévoit maintenant une croissance interne de son chiffre d’affaires de +3% à +4% (+5,5% à +6,5% précédemment) et une amélioration de +10 à +20 pdb de sa marge d’exploitation à taux de change constants par rapport à 2023/2024 (+30 à +40 pdb auparavant). Rappelons qu’à la fin de l’année dernière, le groupe a conclu l’acquisition de CRH Catering afin, justement, de renforcer sa position dans le segment à forte croissance des plats cuisinés aux Etats-Unis.
Cet avertissement pose des questions d’ordre stratégique auxquelles la société va devoir répondre. Nous restons à l’écart.
Assystem chute en Bourse
Comme nous l’avons vu récemment, le contexte est porteur pour le nucléaire. La situation géopolitique a changé la donne, la question du réchauffement climatique et des énergies non-émettrices de CO2 reste posée, tandis que les besoins en électricité ne cessent de croître. Le groupe d’ingénierie français Assystem, qui réalise une part significative de son chiffre d’affaires dans le nucléaire, devrait logiquement en tirer profit. Si ce n’est que des promesses et de l’ambition politique aux réalisations effectives, il y a un pas. Tout d’abord d’un point de vue calendaire, a fortiori en ces matières. Mais aussi (et surtout) d’un point de vue « pécuniaire ». Déjà, la firme avait fait part d’une activité décevante en France à la fin d’année 2024. Et les résultats annuels ont confirmé cette donne. La direction se fait prudente et a opté pour un dividende ordinaire inchangé de 1 € par action. Par-delà la baisse du résultat net, on relèvera cependant que le bénéfice d’exploitation a progressé de +7,8%.
Nous continuons de surveiller ce dossier duquel nous sommes sortis à 36,50 € en février 2022.
Accenture : un "effet DOGE" négatif
Comme nous l’avons vu récemment (voir PU # 3134 / page 4), le contexte est porteur pour le nucléaire. La situation géopolitique a changé la donne, la question du réchauffement climatique et des énergies non-émettrices de CO2 reste posée, tandis que les besoins en électricité ne cessent de croître. Le groupe d’ingénierie français Assystem, qui réalise une part significative de son chiffre d’affaires dans le nucléaire, devrait logiquement en tirer profit. Si ce n’est que des promesses et de l’ambition politique aux réalisations effectives, il y a un pas. Tout d’abord d’un point de vue calendaire, a fortiori en ces matières. Mais aussi (et surtout) d’un point de vue « pécuniaire ». Déjà, la firme avait fait part d’une activité décevante en France à la fin d’année 2024. Et les résultats annuels ont confirmé cette donne. La direction se fait prudente et a opté pour un dividende ordinaire inchangé de 1 € par action. Par-delà la baisse du résultat net, on relèvera cependant que le bénéfice d’exploitation a progressé de +7,8%.
La sanction du marché paraît excessive. D’autant qu’une réduction des effectifs dans les administrations pourrait, au contraire, favoriser le recours aux consultants. À suivre…
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