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Prudence sur les banques (rédigé le 28/10/2009)

(21/10/2009) Alors que les performances affichées par les titres bancaires depuis le début de l’année laissent rêveurs nombre d’investisseurs, plusieurs éléments récents doivent vous inciter à prendre vos bénéfices et à réduire assez nettement votre exposition sur le secteur. Contrairement à ce que certains intermédiaires ou journaux financiers voudraient vous faire croire, ce n’est en aucun cas le moment de se renforcer sur les titres des établissements financiers. L’opportunité de les acquérir à prix bradés est bel et bien passée : il fallait ainsi faire preuve de courage début 2009 et non s’enthousiasmer six mois plus tard une fois le chemin parcouru. En ce qui nous concerne, le mot d’ordre est simple : prudence. Que laissent en effet transparaître les premiers résultats trimestriels dévoilés par les banques américaines ? Une absence totale de diversification des sources de revenus et de bénéfices. Les établissements ont en effet profité à plein des largesses offertes par les banques centrales qui ont ouvert les vannes du crédit à taux zéro. Si ce n’est qu’au lieu de prêter ensuite aux entreprises et aux ménages, les banques se sont précipitées sur les marchés financiers pour « spéculer » sur les actions, le pétrole, les dérivés ou encore l’or. De fait, la banque d’investissement et plus particulièrement les activités de marché ont représenté l’essentiel des bénéfices. Le métier plus classique de la banque de détail continue pour sa part de souffrir de la crise, notamment en raison des défauts de paiement sur les crédits, et ne montre aucun signe d’amélioration dans un contexte marqué par la hausse du chômage. Les établissements européens sont en outre exposés à un raid fiscal de la part des États : le Royaume-Uni planche ainsi sur une hausse du taux d’imposition et sur le non-report des pertes sur plusieurs exercices fiscaux. Enfin, il faut noter qu’à l’heure où les augmentations de capital vont se multiplier, les bilans de certains établissements espagnols n’inspirent pas confiance. Selon Moody’s, seule la moitié de leurs pertes aurait été provisionnée. Si ce n’est déjà fait, réduisez franchement votre position sur le s'ecteur.


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