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Retrouvez ici l’historique des questions posées par les abonnés et les réponses de la rédaction. Celles-ci sont classées par thème (bourse/généralités, actions et obligations, produits dérivés et fiscalité).


Des réponses précises et argumentées sont apportées à toutes les questions de nos abonnés et ce en moins de trois jours (sauf pour certaines questions très précises de fiscalité pour lesquelles nous faisons appel à des ingénieurs patrimoniaux).

 

Ce service fait partie de votre abonnement et n’est pas limité : aucun supplément de prix ne saura vous donc être exigé. Cette rubrique revêt une importance primordiale car elle permet de maintenir un lien permanent entre la rédaction et les abonnés et ainsi mieux identifier les attentes de ces derniers ainsi que leurs interrogations du moment. Voilà qui répond à notre vocation, héritée d’une expérience de plus de 60 années : devenir pour vous un véritable conseiller financier.


Ci-dessous, vous retrouverez quelques exemples de Questions/Réponses :

 

 

20/12/2017

Qu'elle est votre opinion sur Nexans ? Cette belle valeur n'est-elle pas une "recovery" en passe de prendre enfin un nouveau départ ? Vous semble-t-il judicieux d'affirmer que "quel que soit le moyen de produire de l'électricité, il faudra toujours des câbles pour la transporter" et donc que le métier de Nexans est à la fois incontournable et porteur d'avenir ? Est-ce le bon moment de reconstituer une ligne ?

Les prévisions de Nexans à l’horizon 2022 (plan « Paced for growth ») n’ont guère été appréciées par les marchés. Celles-ci se sont avérées sans grande surprise. La croissance attendue des ventes est par ailleurs jugée bien trop faible, dans un premier temps. La hausse étroite du bénéfice qui en découlera devrait du même coup réduire la possibilité d’une appréciation significative du titre. Par ailleurs, la concurrence va devenir plus importante suite au rachat de General Cable par Prysmian, une opération qui va donner naissance à un géant dans le secteur alors que les pressions sur les prix y sont déjà conséquentes (il existe d’importantes surcapacités dans plusieurs régions du globe). Nexans lorgne de son côté la branche câbles sous-marins d’Alcatel, mais rien n’a été signé pour l’heure. Ce dossier, que d’aucuns espèrent être en pleine transition, ne manque pas d’intérêt mais nous jugeons qu’il est encore trop tôt pour passer à l’achat, sauf à vouloir jouer un hypothétique rebond d’un peu moins de 10 % sur les cours actuels en direction des 55 € (sommet touché à plusieurs reprises).

13/12/2017

Que pensez-vous de STMicroelectronics sur les niveaux actuels ?

STMicroelectronics a fait état d’une croissance de ses ventes de + 11,1 % au 3ème trimestre pour une marge brute de 39,5 %, soit des performances supérieures aux attentes et dans le haut des prévisions de la société. Le groupe est un des fournisseurs du géant américain Apple, ce qui a constitué un élément central dans l’appréciation du titre. Ce dernier a ainsi gagné + 73 % depuis le 1er janvier (et + 231 % sur 3 ans). Il reste que la valorisation du groupe est élevée (24 fois les profits estimés). Récemment, plusieurs analystes se sont d’ailleurs inquiétés de la cherté des fabricants de semi-conducteurs. L’indice SOX a ainsi entamé une décrue et STMicroelectronics a accompagné le mouvement. Certains évoquent une fin de cycle compte tenu de la baisse des prix des mémoires flash et de la moindre visibilité sur les mémoires DRAM. S’agit-il d’un épisode de stress qui restera circonscrit dans le temps ? Nous jugeons que le risque d’une poursuite de la consolidation est significatif.

29/11/2017

A l'époque, je n'avais pas vendu mes titres Mauna Kea Technologies quand vous aviez conseillé de le faire à 14,50 €. Entre temps, l'action est tombée à 2 €... Il semble qu'aujourd'hui il y a un regain d'intérêt sur ce titre avec une multiplication par deux du cours. Est-ce que cette société sortirait enfin la tête de l'eau ou est-ce un feu de paille ? Faut-il en profiter pour vendre ou attendre ?

L’action Mauna Kea Technologies joue aux montagnes russes depuis plusieurs semestres, même si elle demeure dans de basses eaux (point bas touché à 1,51 € pour un cours qui s’approche de nouveau des 5 € et un prix d’introduction de 13 € dont nous supposons qu’il s’agit là de votre prix de revient unitaire). Les ventes du groupe restent mal orientées (- 22 % sur 9 mois) et la société ne parvient toujours pas à dégager de bénéfices. Le nouveau modèle du "pay for use", qui plombe pour l’heure le chiffre d’affaires, semble toutefois cohérent tandis que le lancement mondial du Cellvizio en urologie a été plébiscité… par les investisseurs. Les bonnes nouvelles existent donc, mais leur traduction dans les comptes n’est pas encore visible. En l’état actuel des anticipations des analystes, un retour sur les 13 € semble illusoire à court/moyen terme. La société nous semble bien valorisée sur les cours actuels même si le lancement d’une OPA (largement hypothétique) rendrait cette assertion caduque. Vous avez été patient jusque-là sur ce dossier qui ne manque pas d’intérêt. Nous vous invitons donc à conserver ce biais pour l’heure.

08/11/2017

Il y a une communication importante sur les travaux pharaoniques du "Grand Paris" et les Jeux olympiques. Y a-t-il une opportunité de se positionner sur les sociétés qui vont profiter de ces marchés ?

Ce ne sont pas là des thèmes d’investissement que nous jugeons pertinents. Tout d’abord car l’échéance est lointaine, voire très imprécise pour ce qui est du « Grand Paris ». Mais également parce que les budgets de ces deux « évènements » seront contraints par des impératifs financiers, même si l’on sait en la matière que ceux-ci ne sont que rarement tenus. Il s’agira toutefois pour les acteurs engagés de faire « mieux » avec « moins ». Les marges devraient donc être réduites.

Pour le « Grand Paris », ce sont l’immobilier et le BTP qui devraient être les secteurs gagnants, en toute logique. Mais la pierre va souffrir dans le même temps et pour d’autres raisons (remontée des taux d’intérêt et baisse de la capacité d’emprunt des ménages, politiques fiscales adverses comme en attestent les mesures qui seront vraisemblablement adoptées dans le cadre de la Loi de Finances 2018).

En ce qui concerne les Jeux olympiques de 2024, certains dirigeants d’entreprises hexagonales évoquent à mots couverts, une véritable « opération de racket » organisée par les pouvoirs publics sous couvert de patriotisme. Il n’est donc pas sûr qu’en l’espèce les valeurs du BTP, de l’informatique ou des transports aient donc beaucoup à y gagner.

Bref, évoquer des « valeurs JO » ou de « valeurs Grand Paris » semble alléchant. Mais c’est là un thème d’investissement trop imprécis.

08/11/2017

Pensez vous que le niveau actuel d'Altice (12,11 € ce soir) puisse constituer un bon point d'entrée sur la valeur ? 

Le groupe de Patrick Drahi a pour ambition de répliquer la stratégie de Jean-Marie Messier chez Vivendi au début des années 2000. Laquelle vise à faire converger le contenant (réseau mobile, réseau Internet et câblo-opérateur) et le contenu (chaînes de télévision, presse, droits sportifs) en menant de nombreuses acquisitions financées par l'endettement. Cette stratégie a été désastreuse pour Vivendi. Pour autant, depuis quelques années, les investisseurs se sont "entichés" de Patrick Drahi en estimant que Jean-Marie Messier avait eu raison trop tôt. Altice a ainsi pu grossir à vitesse grand V pour afficher aujourd'hui 51 Mds € de dettes pour une capitalisation de 20 Mds € et un chiffre d'affaires annuel de 23 Mds €. Altice a évoqué des synergies entre ses acquisitions et le redressement de SFR en France. Ces deux éléments ne sont pas au rendez-vous. Or, sans amélioration de ses comptes et sans profits, le groupe ne pourra se désendetter ou mener de nouvelles acquisitions à même de redresser sa rentabilité. En clair, Altice a voulu grossir trop vite et risque de se retrouver contraint de rationnaliser son portefeuille d'actifs. Notez que le groupe ne sera pas confronté à de lourds remboursements de dette avant 2020. Mais la tension risque de monter d'ici là. Nous sommes à l'écart de la valeur et le restons. 

04/10/2017

A propos de l'opération prochaine de Linde, l'échange est dans le rapport 1 Linde AG contre 1,54 Linde PLC. Or mon courtier en ligne annonce un échange avec un ratio de 1/1 pour des actions au code ISIN intermédiaire DE000A2E4L75 qui sont non négociables et transférables. Tous les rompus restant seront payés en espéces. Je ne comprends pas ce ratio de 1/1. Possédant une petite ligne de 20 actions, j'avais compris que je me retrouverai avec 30,8 actions PLC, arrondies à 30 et le rompu de 0,8 payé en espèces. Que faut-il comprendre au juste ?

Si vous apportez à l’offre (ce que nous recommanderons prochainement de faire), vos actions actuelles vont être échangées dans un premier temps par des actions avec un code ISIN intermédiaire (DE000A2E4L75) à raison de 1 pour 1. Par la suite, ces titres vont être échangés contre des actions Linde PLC (IE00BZ12WP82), cette fois selon la parité de 1 pour 1,54 Linde PLC. Le code ISIN actuel de l’action Linde (DE0006483001) sera conservé pour les actions n’ayant pas été apportées à l’offre d’échange.

24/08/2017

Je désirerais acheter les deux titres suisse Comet et Straumann. Ces achats vous semblent-ils judicieux ? Dans l'affirmative, voudriez-vous avoir l'amabilité de m'indiquer sur quelle Bourse vous me conseillez de les acheter, ainsi que leur code ISIN respectif ?

Comet (CH0360826991 / COTN / Zurich) est spécialisé dans les appareils à rayon X destinés à tester la qualité des matériaux, et ce pour des applications très larges. La dernière publication du groupe a été positive, mais dans le bas de la fourchette attendue par les analystes. Si le bénéfice, le chiffre d'affaires et la marge progressent, parfois très nettement, l'essentiel des bonnes nouvelles est très probablement "dans les cours". La concurrence est par ailleurs intense sur ce créneau. Enfin, la valorisation est très tendue (CCR de 29 fois les profits attendus pour 2017) après un parcours boursier particulièrement dynamique (+ 614 % en 5 ans).

Straumann (CH0012280076 / STMN / Zurich) est une référence mondiale de la dentisterie implantaire, restauratrice et régénératrice. Le groupe a enregistré au 1er semestre des résultats en nette progression, confirmé ses objectifs de croissance pour l'exercice en cours et indiqué qu'il allait investir le domaine de l'orthodontie via l'acquisition de l'américain ClearCorrect. Les investisseurs ont réagi très positivement à ces nouvelles et le titre s'est envolé. Sur 5 années, il gagne près de + 445 %. Son niveau de valorisation est désormais très élevé à plus de 40 fois les profits estimés pour 2017.

Ces deux valeurs ne manquent évidemment pas d'intérêt, mais compte tenu de leur multiple de capitalisation et de leur parcours boursier respectif, c'est une très grande prudence qui s'impose. Restez mesuré si vous passez à l'achat, sachant que nous conseillons plus volontiers (et généralement) d'attendre un creux de marché.

28/06/2017

Sur General Electric, sommes-nous proches d'un point d'entrée ? Est-ce une opportunité tant du point de vue "cours" que "qualité d'entreprise" ? 

En ce qui concerne Technip FMC, question similaire.

General Electric vient de changer de P.-D.G. avec pour principal objectif de redonner un nouvel élan au groupe. Il ne faut toutefois pas s'attendre à un virage majeur : John Flannery, le successeur de Jeff Imelt, a passé l'essentiel de sa carrière chez General Electric. Il est donc imprégné de cette culture du conglomérat qui a conduit à la formation d'un groupe à la stratégie difficilement compréhensible. Peut-être va-t-il recentrer General Electric sur le pétrole ou l'aéronautique. Il est trop tôt pour le dire. Par ailleurs, il risque de devoir s'atteler à la réduction des coûts de l'entreprise, celle-ci étant mal partie pour atteindre les objectifs financiers fixés pour 2018. Bref, l'incertitude et des éléments négatifs vont encore peser sur le titre et il nous semble prématuré de revenir dessus.

Pour ce qui est de Technip FMC, les perspectives demeurent maussades à court terme mais bien meilleures à un horizon de deux ans. La faiblesse des prix du pétrole continuent en effet de peser sur les investissements des clients de la société : son carnet de commandes a ainsi reculé de manière marquée au 1er trimestre. Dans ce contexte, il est difficile pour l'entreprise de communiquer des objectifs précis. Pour autant, et comme pour beaucoup de sociétés parapétrolières, il s'agit de faire le dos rond. Le secteur pétrolier et gazier ne pourra en effet continuer à sous-investir sans mettre en péril ses capacités de production. La valorisation de l'entreprise est désormais inférieure à la moyenne de ses concurrents. Sa capacité à demeurer bénéficiaire est importante. Sur les cours actuels, une position peut commencer à être initiée mais il faut bien comprendre que la volatilité va subsister et qu'il faudra l'utiliser pour construire progressivement une ligne.

20/03/2017

Détenant 100 actions Exxon Mobil, je viens de recevoir de ma banque un courrier m'annonçant que la société TRC Capital propose aux actionnaires d'Exxon de racheter leurs actions à un prix inférieur à celui du marché. Faut il participer à cette opération ?

Ce type de mini-offres (elles ne portent que sur une part infime des actions de la cible) n’a aucun intérêt pour les actionnaires. Certains répondent toutefois positivement et TRC Capital, ou un autre, empoche alors la différence entre le cours et le prix offert. N’y répondez donc pas.

15/03/2017

Je souhaiterais investir sur les Etats-Unis via un fonds. Selon vous, dois-je privilégier un fonds "small caps" (petits capitalisations, ndlr) ?

En premier lieu, la question que vous devez vous poser est celle du "timing" de cette opération. Est-ce en effet le bon moment pour initier une ligne sur cette zone géographique alors que les indices américains alignent les records ? Nous ne le pensons pas étant donné la cherté des titres américains et les hypothèses très fragiles qui soutiennent le "rally" observé depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. C'est là un sujet sur lequel nous sommes longuement revenus dans nos colonnes. Par ailleurs, les petites capitalisations sont par essence plus risquées. Certes, l'espérance de gain sur cette classe d'actifs est élevée. Mais le risque de perte en capital tout autant. Par ailleurs et en cas de correction, ce sont typiquement ce genre de valeurs qui seront les plus durement touchées. Enfin, vous savez que nous préconisons, lorsque cela est possible, de privilégier les trackers aux fonds alors que près de la totalité des objectifs de ces derniers ne sont généralement pas atteints et que les frais supportés, souvent conséquents, écornent leur performance. Pensez ainsi aux trackers Amundi Russel 2000 (FR0011636208 / Paris / non-éligible au PEA) ou ISHR MSCI US SC (IE00B3VWM098 / Paris / non-éligible au PEA). Mais pour finir, nous vous déconseillons ce type d’investissement à l’heure actuelle.