AB Science : une grande annonce
(rédigé le 08/02/2012)
Le bilan du dernier sommet européen
(rédigé le 01/02/2012)
Crise : la France perd son triple A
(rédigé le 18/01/2012)
Quelques rappels nécessaires
(rédigé le 21/12/2011)
Crise : la solution passera par la BCE
(rédigé le 23/11/2011)
La crise monte d'un cran
(rédigé le 03/11/2011)
Nos réponses à vos interrogations
(rédigé le 22/09/2011)
Crise : le mouvement se poursuit
(rédigé le 14/09/2011)
Les politiques sont inconscients
(rédigé le 07/09/2011)
Les euro-obligations, une solution perdante pour tous
(rédigé le 29/08/2011)
Retrouvez ici l’historique des questions posées par les abonnés et les réponses de la rédaction. Celles-ci sont classées par thème (bourse/généralités, actions et obligations, produits dérivés et fiscalité).
Des réponses précises et argumentées sont apportées à toutes les questions de nos abonnés et ce en moins de trois jours (sauf pour certaines questions très précises de fiscalité pour lesquelles nous faisons appel à des ingénieurs patrimoniaux inscrits à la CIF).
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Ci-dessous, vous retrouverez quelques exemples de Questions/Réponses :
Malgré la rupture de seuils techniques importants et les mauvaises nouvelles de ces dernières 48 heures, maintenez-vous toujours votre scénario d'une succession de mini-tendances pour l'année ?
Nous maintenons effectivement notre scénario d’une succession de mini-tendances dans un contexte de forte volatilité. Nous considérons que les marchés restent sous-évalués (ce qui réduit le potentiel de baisse) mais que les investisseurs doutent encore de la reprise et rechignent à se positionner durablement à la hausse après une année 2009 historique (ce qui freine tout rebond). Pris entre deux feux, le marché reste donc ancré dans une vision court-termiste dont il convient de profiter en manoeuvrant. Au-delà de ces mouvements erratiques, la hausse devrait progressivement reprendre le dessus, les liquidités en attente de placement étant très importantes.
Dans le PU n°2446, vous recommandez l'achat d'actions Axa. Ne craignez-vous pas que le portefeuille des compagnies d'assurance soit menacé par de possibles "restructurations" de la dette du Portugal, de l'Irlande et la Grèce ? Sur le même sujet, estimez-vous que les comptes en euros des assurances vie soient menacés au même titre ? Comment les assureurs garantiront-ils le capital de ces contrats si de telles obligations sont restructurées ?
1/ Nous avons effectivement recommandé l’achat d’actions Axa qui ont d’ailleurs progressé assez sensiblement depuis. La restructuration éventuelle des dettes portugaise, irlandaise et grecque aurait sans nul doute un impact sur l’assureur qui détient un certain nombre d’obligations européennes. Ce risque est réel mais a, selon nous, été largement intégré par les investisseurs. Le groupe Axa ne capitalise ainsi que la moitié de ses fonds propres. Pourtant, son exposition est surtout concentrée sur les obligations allemandes et françaises. Son portefeuille est beaucoup plus réduit en ce qui concerne les pays périphériques de la zone euro (moins de 1 % des actifs investis). De fait, nous pensons que le groupe constitue une opportunité sur les niveaux actuels.
2/ Pour ce qui est des comptes en euros, le pourcentage investi sur les obligations les plus fragiles est là encore réduit. De fait, une restructuration ne conduira probablement pas à des pertes au niveau global. En revanche, si au sein d’un portefeuille type, 5 % des encours ne sont remboursés qu’à 70 % par exemple, l’impact sur le rendement global sera bien évidemment important. Les rendements des comptes en euros pourraient ainsi chuter sous les 2 % par exemple. D’ores et déjà, la tendance des rendements est à la baisse et si les assureurs n’apportaient pas un complément de rémunération (la concurrence les y oblige s’ils veulent conserver leurs clients), ils seraient déjà inférieurs à 3 %.
J'ai lu dans différents journaux des conseils d'achat d'OPCVM d'obligations convertibles. Pensez-vous que ce soit opportun en cas de remontée des taux ?
Les obligations convertibles présentent l’intérêt de bénéficier de la hausse des marchés d’actions tout en affichant un rendement lié à la partie obligataire qui assure ainsi une dose de sécurité. Selon certaines études, les convertibles captent 75 % de la hausse des actions mais ne subissent que 45 % de la baisse. Malgré tout, elles n’échappent pas à l’impact négatif d’une remontée des taux. Elles y sont seulement moins sensibles que les obligations à taux fixe. La corrélation avec le marché obligataire est ainsi de seulement 0,4.
En achetant un fonds de convertibles, vous bénéficiez toutefois d’un accès renforcé aux émissions du marché primaire. En effet, les gérants peuvent acquérir un grand nombre de convertibles lors de leur émission et avant leur cotation sur le marché secondaire. Or, ces émissions se font souvent avec une décote qui peut par la suite servir d’amortisseur. Point positif : la raréfaction des financements classiques devrait inciter nombre d’entreprises à émettre de nouvelles convertibles et donc à alimenter le marché primaire.
Les cours du blé ont fortement augmenté depuis le début des moissons décevantes (+ 10 % en cinq jours). Quel produit pourrait me permettre de profiter de cette envolée et de la rechute quasi-certaine ?
Il n’existe pas de tracker indexé sur le blé même si certains émetteurs proposent un panier de céréales.
En revanche, deux certificats émis par la Royal Bank of Scotland permettent de répliquer le parcours du blé :
- le Blé Open-end (code Isin : FR0010304378) : ce produit subit les effets de change (quand le dollar monte, l’impact est favorable puisque le blé est coté en dollars) ;
- le Blé Open-end Quanto (code Isin : FR0010371542) : seule la variation des cours du blé est prise en compte.
Je possède 2 276 actions Unilever. Le 10/03/2010, ma banque m’envoie un document indiquant que « le montant du dividende qui m’est dû représente la somme de 443,82 € (avant prélèvement) ».
Le 19/03/2010, ma banque me verse un dividende net de 323,55 €, ce qui représente une minoration de 443,82 – 323,55, soit 120,27 €. L’importance de cette minoration m’interpelle et m’amène à demander à ma banque de la justifier. Voici les explications qui m’ont été fournies :
Prélèvements sociaux (retenus à la source) :
12,1 % x 443,82 = 53,70 €
Avoir fiscal : 66,57 €
Total : 120,27 €
J’accepte la retenue à la source des prélèvements sociaux. Je conteste celle de l’avoir fiscal qui a été supprimé par une loi de 2004 et remplacé par un crédit d’impôt. Qu'en pensez-vous ?
Unilever est une action étrangère. La fiscalité des dividendes est donc différente de celle des actions françaises pour lesquelles, vous avez raison de le souligner, le concept d’avoir fiscal n’existe plus. Aux Pays-Bas, le taux d’imposition des dividendes s’élève à 15 % depuis le 1er janvier 2007. Ainsi les dividendes versés à compter de cette date sont soumis à ce taux unique.
Or, 15 % de 443,82 € est bien égal à 66,57 € (il s’agit là d’une imposition aux Pays-Bas). Afin d’éviter la double imposition, cette fois avec la France, cette somme correspond pour vous à un avoir fiscal. Vous avez donc la possibilité de la déduire de votre impôt sur le revenu (mécanisme du crédit d’impôt).