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A quand un Grenelle de la dette ? (rédigé le 13/11/2008)

(13/11/2008) Le chiffre est désormais officiel, le financement des engagements pris dans le cadre du projet de loi-programme dite « Grenelle de l’environnement » va s’élever à 440 Mds € pour la période allant de 2009 à 2020. Les mesures qui devraient être engagées pourraient conduire à la préservation ou à la création de 535 000 emplois, affirme le texte d’une cinquantaine de pages rendu public par le comité de suivi. En période de retournement économique, nous sommes en droit de nous interroger sur les capacités de la France à dégager de telles marges de manœuvres financières, alors même que notre pays, récemment mis sous surveillance par la Coface, continue d’accroître ses déficits sans se soucier de l’augmentation vertigineuse de sa dette. Empruntant à la communication politique la plus usée, l’idée est donc de montrer que les dispositions adoptées lors de la grande messe de l’environnement participent à la relance de notre pays, voire même seraient en mesure, par les économies induites, d’assainir nos finances exsangues. Nul autre pays n’a adopté un tel discours. De nos proches voisins européens à nos cousins d’Amérique et aux « émergents », les plans de relance se font volontaristes et visent à réduire les contraintes qui pèsent sur les entreprises et les ménages. En France donc, rien de tel, les réformes de petite ampleur et à caractère catégoriel continuent donc d’être de mise. Pour autant et face au réchauffement climatique qui commence d’ores et déjà à modifier la surface du globe, les dispositions actées lors du Grenelle de l’environnement constituent une nécessité et un devoir par rapport aux générations futures. Celui-ci ne fait guère de doute tant les égarements ont été légion et leurs conséquences néfastes sur la santé publique, entre autres. Mais ne devons-nous rien d’autres à nos enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants ? Comme, par exemple, mettre un terme à l’accroissement de notre dette qu’ils devront, eux, rembourser ? « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».

Alors, à quand un Grenelle de la dette ?

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