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PU #3016 / La Fed inflexible, les marchés corrigent (rédigé le )

La remontée des taux d’intérêt, vue comme inexorable, a continué de peser lourdement sur les marchés cette semaine. Conformément aux attentes, la Réserve fédérale a relevé ses taux d’intérêt de 75 points de base. Et la banque centrale américaine a accompagné cette décision de déclarations à nouveau très tranchées, faisant de la lutte contre l’inflation son seul et unique objectif, et ce quoi qu’il en coûte en termes de croissance.

 

Ainsi, le S&P500, après cinq séances de baisse consécutives, est retombé sur les niveaux qui étaient les siens en novembre 2020. Tandis que le Dow Jones, avec un repli de plus de -20% sur ses récents sommets, entrait en marché "baissier". Le VIX, "l’indice de la peur", retrouvait quant à lui ses sommets d’il y a trois mois à près de 33 pts.

 

Plusieurs stratèges évoquent désormais des prix cassés sur les marchés, à même d’inciter les investisseurs à revenir à l’achat. Pour autant, ceux-ci restent encore réservés au regard de la poursuite de l’envolée des taux obligataires. Ainsi, le 10 ans américain (T-Notes) s’approchait des 4%, ce qui constitue une 1ère en 12 ans.

 

Le resserrement des politiques monétaires est à l’œuvre presque partout dans le monde (la Russie et surtout la Chine font exception), ce qui fait craindre une récession globale. Les matières premières reculaient à l’image du pétrole (76,67 $ pour le baril de WTI).

 

L’économie américaine s’est d’ailleurs de nouveau contractée en septembre, bien qu’à un rythme moins prononcé que le mois précédent, selon l’indice des directeurs d’achats S&P Global.

 

Et sur le Vieux Continent, le ralentissement de l’activité s’est accéléré. L’indice composite flash des directeurs d’achats (PMI) de la zone euro est tombé à 48,2 en septembre, contre 48,9 un mois plus tôt. Cet indicateur de la santé économique globale, en restant sous le seuil des 50, témoigne d’une contraction de l’activité sur le Vieux Continent. Et le recul de ce dernier d’un mois sur l’autre d’une nouvelle dégradation de la situation conjoncturelle. Pour certains économistes, il faut y voir là la preuve d’une entrée en récession de la zone euro. Mais tous les pays ne sont pas logés à la même enseigne. Ainsi, la France fait pour l’heure preuve de résistance (51,2), ce qui n’est pas le cas de l’Allemagne, 1ère économie de la région, où le PMI flash est tombé à 45,9.

 

L’euro perdait donc à nouveau du terrain face au dollar, alors que la Banque centrale européenne (BCE) reste à la traîne de son homologue américaine. La monnaie unique poursuivait son recul face au billet vert, à 0,9554 $, son plus bas niveau enregistré depuis 2002. Les mauvaises statistiques en provenance d’Allemagne pèsent évidemment sur l’euro. Tout comme le changement de cap politique opéré en Italie où la coalition gouvernementale ayant remporté les élections pourrait vouloir entamer un bras de fer avec la Commission européenne.

 

Retrouvez le sommaire du numéro de la semaine ici

 

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