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Un regain de stress sur les marchés (rédigé le )

Les éléments négatifs se sont accumulés au cours de la semaine, ce qui a provoqué de nouvelles secousses sur les indices et un recul généralisé des places mondiales. Ainsi à Paris, le CAC40 repassait nettement sous les 5 000 pts. Les valeurs de la technologie américaine continuaient de leur côté à céder du terrain (on relèvera la dégringolade du "fabricant" de camions propulsés à l’hydrogène Nikola), mais la mauvaise orientation des marchés était plus générale.

 

En effet et du point de vue sanitaire, les investisseurs s’inquiètent des conséquences des mesures de confinement décidées dans plusieurs pays et qui pourraient se généraliser.

 

Côté politique, le décès de la doyenne de la Cour Suprême américaine ravivait les tensions entre Républicains et Démocrates à l’approche d’une élection présidentielle dont l’issue paraît désormais bien indécise (Donald Trump remonte nettement dans les sondages).

 

Le secteur financier était quant à lui pénalisé par les révélations d’une enquête internationale selon laquelle des montants astronomiques "d’argent sale" avaient transité pendant des années dans ces institutions.

 

Les tensions entre Washington et Pékin restaient de mise : le dossier TikTok demeure à l’heure actuelle sans issue, tandis que la Chine serait sur le point de dévoiler une liste de sociétés américaines qu’elle considère comme "peu sûres". L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a, de plus, infligé un camouflet aux Etats-Unis dans sa guerre commerciale avec la Chine, l’institution estimant que les droits de douane imposés par Washington n’étaient pas conformes aux règles du commerce.

 

Par ailleurs, les marchés se sont montrés déçus par l’issue de la réunion de la Réserve fédérale que d’aucuns estiment n’être plus aussi volontaire que par le passé. Ainsi, la Fed n’a pas modifié sa politique de taux d’intérêt, comme prévu. Par ailleurs, elle a promis de les maintenir au niveau actuel jusqu’à ce que l’inflation remonte "modérément" au-dessus de +2% pendant "un certain temps". Cette évolution de la "doctrine" de l’institution correspond à la nouvelle stratégie esquissée le mois dernier, laquelle vise à compenser les périodes de faible inflation en laissant la hausse des prix dépasser l’objectif des +2% un certain temps afin de favoriser les créations d’emplois. L’accent est donc mis sur l’activité, ce qui a provoqué quelques mouvements d’humeur parmi les investisseurs, ceux-ci estimant être moins "considérés" que par le passé.

 

Enfin, les stocks américains de pétrole ont diminué (-4,4 M à 496 M) la semaine passée, selon le Département de l’énergie. La baisse des stocks se poursuit, ce qui a conduit le baril de WTI à repasser au-dessus de 40 $. Mais les cours repartaient finalement à la baisse suite au retour sur le marché mondial du pétrole libyen et aux craintes pesant sur la demande après l’adoption de nouvelles mesures de confinement. Le secteur reculait.

 

Tout convergeait donc cette semaine vers une baisse des indices...

 

Retrouvez le sommaire du numéro de la semaine ici

 

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