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Un biais plus neutre pour les marchés (rédigé le )

Les marchés boursiers ont globalement continué de progresser, ce qui a permis à Wall Street d’inscrire de nouveaux records. Mais l’appétit des investisseurs a quelque peu diminué. Ces derniers adoptaient une posture un peu plus "neutre" dans l’attente de la publication de plusieurs statistiques à forte porté prévue cette semaine, au premier rang desquelles l’indice des prix à la consommation aux Etats-Unis (quid de la surchauffe de l’économie ?).

 

Les responsables de la Fed se sont d’ailleurs montrés divisés sur la manière dont va évoluer l’inflation, selon les minutes de leur dernière réunion. Pour la majorité d’entre eux, les risques restent équilibrés. Mais certains estiment que les perturbations dans l’approvisionnement et la forte demande pourraient faire grimper l’inflation plus que prévu.

 

Aux États-Unis toujours et selon les données fournies par le Département du Travail, l’indice des prix à la production s’est inscrit en hausse de +1% au titre du mois de mars, contre +0,5% attendu par les économistes. Sur les douze derniers mois, la hausse ressort à +4,2%, ce qui constitue un sommet depuis près de dix ans et s’explique, en grande partie, par l’évolution des prix du pétrole. Les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans, particulièrement sensibles aux perspectives d’inflation, se sont très légèrement tendus à 1,66% sur la nouvelle. Visiblement, les marchés restent convaincus que la Réserve fédérale est dans le vrai lorsqu’elle évoque une reprise "loin d’être complète" et des tensions sur les prix seulement "temporaires".

 

La saison des résultats trimestriels va également débuter, ce qui conduisait là encore les marchés à faire preuve d’un peu de retenue. Les grandes banques (JPMorgan, Goldman Sachs...) ouvriront le bal, comme d’habitude.

 

Le débat américain sur la hausse de l’imposition des sociétés commence par ailleurs à inquiéter, même si le Président Joe Biden, s’est finalement montré ouvert à la discussion à ce sujet. Un certain soulagement était alors de mise. L’annonce d’une révision à la hausse des prévisions de croissance du Fonds monétaire international (FMI) était également bien accueillie. Pour l’institution, le PIB mondial devrait bondir de +6% en 2021, grâce à la locomotive de l’économie américaine, dopée par les plans de relances.

 

Sur le Vieux Continent, où la campagne de vaccination contre la covid-19 reste lente, l’Allemagne faisait état d’une production industrielle décevante en février (-1,6%, contre +1,5% attendu). Du côté des bonnes nouvelles, toujours en Europe, l’indice composite IHS Markit repassait en territoire "positif".

 

Enfin en Chine, l’indice Shanghai Composite persiste à décevoir depuis le début de l’année (-1,73%). La reprise en main du secteur technologique par le pouvoir politique a évidemment pesé. Ce dernier va toutefois devoir relâcher la bride et redonner espoir aux nombreux investisseurs particuliers. D’autant que du côté des statistiques, les bonnes nouvelles ont été nombreuses (PMI manufacturier, publié cette semaine, à 51,9 en mars contre 50,6 en février).

 

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