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Début de saison des résultats trimestriels (rédigé le )

Outre-Atlantique, les valeurs financières (JPMorgan Chase, Bank of America, Morgan Stanley, Goldman Sachs...) ont lancé la saison des résultats de belle manière. Les craintes d’un ralentissement économique très marqué se sont donc réduites, ce qui profitait aux indices, en hausse sur la semaine.

 

Pour nombre d’analystes, les difficultés actuelles d’approvisionnement pourraient être surestimées, avec à la clé des bénéfices meilleurs qu’attendu pour les entreprises. Côté statistiques, le niveau d’inflation continuait toutefois d’inquiéter, même si les emprunts d'Etat restaient globalement sages avec un 10 ans à 1,58%. Aux Etats-Unis en septembre, l’indice des prix à la consommation (CPI) s’est affiché à +5,4% sur 12 mois, selon les données publiées par le Département du Travail. Sans surprise compte tenu de la récente envolée des prix du pétrole, l’indice sous-jacent (core rate) excluant les données très volatiles de l’énergie et de l’alimentation, ressortait quant à lui à +4%. Soit très nettement au-dessus des "objectifs" de la Réserve fédérale à ce sujet. Les regards, marqués par une certaine anxiété, continuent donc de se tourner vers l’institution dont la politique en termes de taux pourrait être amenée à évoluer afin de limiter l’envolée des prix. D’autant que les revendications salariales se multiplient dans le pays en ce mois d’octobre.

 

D’après les minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, l’institution pourrait envisager de réduire ses rachats d’actifs à la mi-novembre ou à la mi-décembre, ce qui laisse penser que l’économie – comme les marchés – seront capables de fonctionner sans ce stimulus. Mais plusieurs chiffres témoignaient dans le même temps d’une décélération de l’activité.

 

Ainsi, la production industrielle a reculé de -1,3% en septembre, contre +0,2% attendue, tandis que la confiance des ménages, mesurée par l’Université du Michigan, glissait à 71,4 pts de façon inattendue en octobre. La hausse des ventes de détail étonnait (+0,7% en septembre) malgré l’arrêt du versement des allocations chômages mises en place pour soutenir les salariés touchés par la crise de la covid-19.

 

Ailleurs, la Chine continuait d’inquiéter alors que le promoteur immobilier Evergrande a raté une nouvelle échéance obligataire. Le soutien de l’état semble encore bien limité, ce qui a plongé l’ensemble du secteur immobilier local dans la plus grande incertitude. D’autant qu’au même moment, la croissance du PIB dans le pays connaît un ralentissement marqué à +4,9% au 3ème trimestre.

 

Enfin, Emmanuel Macron devrait annoncer la construction de 6 réacteurs nucléaires de type EPR avant Noël, après avoir fait de l’atome un des axes du plan "France 2030" dévoilé dernièrement. Ce revirement est peut-être avant tout dicté par le calendrier électoral français, mais il s’inscrit dans une tendance mondiale. Ainsi, cette semaine, le cours de l’uranium a poursuivi son ascension à 45,90 $ la livre (environ 435 grammes).

 

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