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PU # 3033 / Les investisseurs attendent la Fed (rédigé le )

A l’approche de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed qui débute ce mardi pour deux jours, les investisseurs ont fait preuve d’attentisme. Ces derniers estiment que la banque centrale américaine devrait relever ses taux de 25 pdb seulement. Mais un durcissement plus marqué ne peut être exclu compte tenu des fortes pressions inflationnistes à l’œuvre.

 

L’indice PCE mesurant les prix liés aux dépenses de consommation des ménages américains, l’indicateur préféré de la Réserve fédérale sur l’inflation, a diminué, de +5,5% sur un an en novembre à +5% en décembre, mais reste significativement éloigné de "l'objectif" de la Fed (+2%). 

 

Au cours de la semaine, les écarts journaliers sont restés globalement limités, en dépit de nombreuses publications trimestrielles. Sur ce front, les déceptions ont été d’ailleurs assez nombreuses. Ainsi, selon les données compilées par Factset, seules 67% des entreprises ayant dévoilé leurs trimestriels (1/3 des sociétés composant le S&P500 sont concernées) ont fait mieux qu’attendu (moyenne historique de 77%) pour des bénéfices par action en baisse globale de -5,9%. Il s’agit de la première contraction depuis le 3ème trimestre 2020. Cet élément n’a finalement été que peu pris en compte par les marchés qui continuent de penser que l’économie américaine va éviter la récession.

 

L’hypothèse d’un atterrissage en douceur reste ainsi d’actualité sur les marchés. Le fléchissement de la consommation aux Etats-Unis (-0,2% en décembre) a ainsi été relativisé par la bonne tenue de l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan, ressorti au-dessus des attentes (64,9).

 

Sur le Vieux Continent, le PIB allemand décevait (voir ci-dessous). Les taux se tendaient quelque peu en Europe, ainsi de l’OAT (10 ans français) revenue à 2,76%.

 

Le Produit intérieur brut (PIB) allemand a reculé de -0,2% au 4ème trimestre par rapport aux trois mois précédents, selon les chiffres fournis par l’Office fédéral de la statistique Destatis. Le consensus anticipait une stagnation de l’activité d’un trimestre sur l’autre. En rythme annualisé cette fois et sur l’ensemble de 2022, le PIB de la 1ère économie de la zone euro s’inscrit en hausse de +1,8%. Les économistes se font toutefois assez rassurants au regard de l’évolution récente de l’indice Ifo mesurant la confiance des entreprises. Même s’ils ne peuvent totalement faire l’impasse sur la faiblesse des fondamentaux de l’économie allemande, frappée de plein fouet par la hausse inédite de sa facture énergétique.

 

Enfin, le Sensex, l’indice phare de la Bourse indienne, a reculé cette semaine en raison, principalement, de la chute des actions Adani et de cinq autres sociétés du groupe. Celles-ci font face aux accusations de fraude lancées par la société d’investissement américaine Hindenburg Research. Cette dernière évoque des manipulations comptables destinées à maintenir l’apparence de bonne santé de ces sociétés.

 

Retrouvez le sommaire du numéro de la semaine ici

 

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