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Politiques 1 - Financiers 0 (rédigé le 01/04/2009)

(01/04/2009) Alors que le G20 doit se tenir à Londres cette semaine, The Guardian a publié un article intitulé «  Comment ne pas avoir l’air d’un banquier ». Sur le ton de l’humour, le quotidien britannique distille quelques conseils vestimentaires aux dirigeants et employés de la City afin qu’ils évitent de ressembler à ce qu’ils sont. Dans quel but ? Tout simplement celui d’éviter de se faire agresser par les nombreux manifestants attendus à l’occasion du G20 et visiblement décidés, selon la police de sa Majesté, à en découdre avec les supposés représentants du capitalisme. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? Si les excès de quelques-uns, qu’il serait plus judicieux d’appeler bankster (dérivé de gangster) que banquier, donnent chaque jour du grain à moudre aux media de Wall Street à Londres en passant par Paris, le dérapage qui consiste désormais à faire de l’ensemble du monde bancaire le seul responsable de la crise est en effet exacerbé par les politiques. Alors qu’un sénateur américain suggérait aux cadres d’AIG de démissionner ou de se suicider, Gordon Brown déclarait : « la colère du public (à leur égard) est également la mienne ». Nos responsables n’en feraient-ils toutefois pas un peu trop ? Gordon Brown, chancelier de l’Échiquier du gouvernement de Tony Blair de 1997 à 2007 puis Premier ministre du Royaume-Uni, pouvait-il ne pas connaître l’origine du boom de la City ainsi que les pratiques du centre financier ? Bill Clinton, Président des États-Unis de 1992 à 2000, n’a-t-il pas été à l’origine de la folie des « subprimes » en incitant les banques à prêter aux ménages non solvables ? Nicolas Sarkozy, Président de la République française, ne soulignait-il pas, lors de la campagne électorale, combien l’endettement des Français était trop faible avant de souhaiter le développement du crédit hypothécaire en France, sur le principe même des « subprimes » ? En réalité, les politiques sont de bien meilleurs communicants que les financiers. Tant mieux pour eux, me direz-vous, puisque c’est l’essence même de leur métier. Dommage, toutefois, qu’ils échappent ainsi à leurs responsabilités…

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