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Les erreurs économiques de Nicolas Sarkozy (rédigé le 21/01/2009)

(21/01/2009) En tant que Président de la République française, Nicolas Sarkozy se doit d’avoir un avis sur tout et d’apporter une solution à chaque problème ou supposé tel. Nos institutions sont ainsi faites et s’il n’est plus de droit divin, celui qui nous gouverne prend immanquablement les allures d’un monarque omniscient. Lorsqu’il évoque l’économie, un sujet qui nous touche ici, notre
« hyper-président » est, comme à son habitude, tranchant et sûr de lui. Mais sur ces questions, ses réponses nous font toujours frémir. Trois exemples illustrent ce propos. Revenons tout d’abord à une des marottes du moment, à savoir la fin du capitalisme. Nous nous souvenons que son prédécesseur avouait se méfier tout autant du capitalisme que du communisme. Nicolas Sarkozy suit manifestement ses traces. Il n’a en effet pas de mots assez durs pour ce qu’il nomme « les dérives de l’économie de marché » et en appelle à sa nécessaire
« moralisation ». L’échange mutuellement bénéfique, qui est à la base de l’économie moderne, emprunterait-il à une morale autoritaire ? Certainement pas. Il est par essence même amoral et ne concerne que les individus qui agissent de concert et volontairement. Les questions de morale appartiennent évidemment aux philosophes sauf à vouloir privilégier un dogmatisme en usant de la violence dite « légitime » de l’Etat. Nicolas Sarkozy appelle par ailleurs les banques françaises à ne pas distribuer de dividendes cette année. Sur ce point, il foule au pied le droit de propriété pourtant inscrit au préambule de la Constitution et qui, en l’espèce, revient aux actionnaires seuls. « Mieux » encore et pour finir, Nicolas Sarkozy indiquait vouloir réfléchir, en collaboration avec les pays producteurs, à un mécanisme visant à garantir « un cours moyen acceptable » du brut. Comment ne pas voir dans cette idée la volonté de revenir à des prix administrés tout en spoliant les vendeurs ? Critiques du capitalisme, appel à ne plus respecter le droit de propriété, abandon de l’offre et de la demande pour la fixation des prix… Est-ce à dire que notre Président aurait pour livre de chevet les manuels d’économie utilisés dans les lycées et dont nombre de spécialistes critiquent la vision partisane car marxisante ? La question se pose.

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