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PU #3010 / La BCE relève, le marché monte

Conformément aux rumeurs de la semaine passée, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux directeurs de 50 pts de base, et non de 25. En procédant ainsi à son premier tour de vis monétaire depuis 2011, d’une ampleur inédite depuis sa création, elle a mis fin à l’ère des taux négatifs en zone euro. Selon sa présidente, Christine Lagarde, la hausse des prix «restera à un niveau élevé indésirable pendant un certain temps». Dès lors, le comité de politique monétaire a décidé de revenir sur son engagement de prévisibilité et de progressivité pour le resserrement de ses taux. Les décisions seront désormais prises lors de chaque réunion, en fonction des dernières données disponibles, ce qui devrait inévitablement accentuer la volatilité de l’euro ainsi que des obligations et des actions européennes. 

 

Ce resserrement a eu pour effet d’inciter les investisseurs à revenir sur la monnaie unique après sa récente dégringolade. Et ce bien que l’activité de la zone euro se soit contractée dans des proportions inattendues en juillet (le PMI composite a chuté à 49,4 en lecture «flash», après être ressorti à 52 en juin). L’accélération de l’inflation commence à peser significativement sur les dépenses des consommateurs. Cette donnée, le recul de l’Ifo en Allemagne (88,6 après 92,2 en juin) et la démission du gouvernement Draghi en Italie ont été ignorés par les investisseurs.

 

Aux Etats-Unis, le PMI des services a également basculé en zone de contraction (47, contre 52,6 en juin) tandis que celui du secteur manufacturier est resté quasiment stable (52,3, contre 52 en juin). La saison des publications semestrielles de résultats va s’accélérer sur la fin du mois. Outre-Atlantique, la meilleure dynamique de croissance est pour l’heure à mettre à l’actif des sociétés les plus internationalisées...

 

Enfin, le pétrole a reculé sur la semaine, affecté par la progression des stocks d’essence aux Etats-Unis et l’annonce par la Libye d’une hausse de sa production. Le baril de qualité WTI reste ainsi proche de ses plus bas de cinq mois. Sur ces niveaux, la pression «baissière» des fonds «spéculatifs» se fait toutefois moindre. Seul le scénario d’une profonde récession économique semble en mesure de ramener le baril sous les 90 $.

 

Retrouvez le sommaire du numéro de la semaine ici

 

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