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Regain de stress avec le variant omicron

Pour Wall Street, la séance du vendredi 26 novembre a été la pire de l’année, le Dow Jones chutant alors de -2,53% et le Nasdaq de -2,23%. Et pourtant, cette journée "coincée" entre la fête de Thanksgiving et un week-end, est habituellement la plus calme de l’année. En Europe, la dominante était aussi au rouge, le CAC40 -4,75% sur la journée.

 

Ce retour du stress s’expliquait par la crainte de voir l’épidémie repartir de plus belle en raison de l’émergence d’un tout nouveau variant présenté, sans doute un peu hâtivement, comme plus contagieux encore que le delta. Baptisé omicron et venant d’Afrique du Sud, il a ravivé les craintes de voir l’économie mondiale s’arrêter de nouveau.

 

Certains pays ont, il est vrai, annoncé très rapidement la fermeture complète de leurs frontières, comme le Japon. Et d’autres devraient suivre, sans doute. Ainsi, les valeurs les plus exposées au tourisme (compagnies aériennes, hôtellerie, luxe) chutaient lourdement. Les pouvoirs publics ont eu beau rassurer les populations, estimant ainsi que la vaccination et le respect des gestes barrières constituaient toujours la solution au virus, les marchés craignaient un emballement des restrictions étatiques.

 

Chez Pfizer ou encore Moderna, on s’est dit prêt à développer en quelques semaines seulement une dose de rappel spécifique pour omicron, au cas où. C’est plus généralement la question de la vaccination mondiale (et pas seulement dans les pays riches) qui est posée ici. Les marchés restaient donc en proie à l’incertitude.

 

Du côté de la Fed, Jerome Powell a tout de suite fait état de nouveaux risques pour l’emploi et l’inflation, repoussant ainsi tout véritable resserrement des conditions de crédit. De fait, le 10 ans américain se détendait à 1,454%, loin du 1,700% atteint récemment.

 

Sur le front de l'inflation, les prix à la consommation ont augmenté en Allemagne de +5,2 % en novembre, après +4,1 % le mois dernier. Un tel niveau d’inflation n’avait jamais été observé dans le pays depuis 1992. Les prix ont été tirés par la flambée des coûts de l’énergie de +22,1% sur un an ainsi que par les pénuries de biens, selon l’Office des statistiques Destatis. Mais également par un effet de base défavorable lié à l’abaissement provisoire du taux de TVA décidé en 2000 et relevé depuis. Ce dernier effet va s’estomper dès le mois prochain. En Espagne, les pressions exercées sur les prix se sont avérées également importantes sur la même période : l’indice des prix à la consommation a atteint +5,6% sur un an.

 

Défiés par Joe Biden qui entend augmenter l’offre de pétrole en puisant dans les réserves stratégiques des Etats-Unis, les pays membres de l’Opep+ (Opep et Russie) vont également devoir faire face au défi posé par le nouveau variant ayant fait chuter les cours (le WTI cote à 68 $). Sur cette base, le cartel ne devrait pas décider d’une nouvelle augmentation de sa production à l’issue de la réunion du jeudi 2 décembre.

 

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