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Nos réponses à vos interrogations (rédigé le 22/09/2011)

Inquiets face aux évènements économiques et financiers, vous êtes nombreux à nous interroger sur l’attitude à adopter dans le contexte actuel. Nous revenons cette semaine sur un certain nombre de «questions types» qui nous parviennent de manière assez récurrente.

1. J’aurais voulu acheter sur les niveaux actuels mais je n’ai pas toujours suivi vos conseils de ventes/allégements, qui me paraissaient alors prématurés, et je manque désormais de liquidités. Que faire ?

Pour commencer, nous ne pouvons que vous rappeler qu’il est très important d’agir méthodiquement et de ne pas laisser les sentiments ou les intuitions peser dans vos opérations. Prendre ses bénéfices sur une action qui monte est aussi important que de savoir acheter lorsque le marché a chuté. La volatilité des dernières années est là pour en témoigner. Sur le plan pratique, vous devez ainsi tenir compte du degré d’exposition affiché pour chaque valeur en page centrale ainsi que du montant de liquidités conseillé dans les portefeuilles types. Avant la chute des indices, nous prônions notamment de conserver environ 30 % de liquidités. Si vous n’alimentez pas régulièrement votre compte titres en épargne, la gestion des liquidités est d’autant plus primordiale. Aujourd’hui, que faire? Soit mener des arbitrages au détriment de placements où des liquidités dorment (ce qui suppose d’accroître la taille de votre portefeuille d’actions), soit réaliser des arbitrages au sein même de votre portefeuille pour le « sensibiliser » à la remontée des indices. Dans cette optique, il serait par exemple logique de vendre des titres relativement stables comme Procter & Gamble pour acheter des titres plus volatils tels que L’Oréal.

 

2. J’hésite à racheter maintenant des actions car le marché boursier pourrait conserver un potentiel de baisse. Ai-je raison d’attendre ?

Ce type de réaction est courant. De la même manière, certains particuliers se refusent à vendre lorsque le marché grimpe, de peur de manquer une partie de la hausse. Malheureusement, un tel raisonnement conduit nombre d’épargnants à l’immobilisme. Dans un contexte volatil, il est en effet illusoire de croire que l’on peut « acheter le marché » au plus bas. Ce qui reste en revanche possible, c’est de s’alléger sur les sommets et de se renforcer dans les creux. Fin 2008 et début 2009, en pleine tourmente boursière, nous avons ainsi opéré de nombreux achats/renforcements. Pour certains titres, ces opérations ont été réalisées 10 %, voire 15 %, avant qu’ils n’atteignent leur point bas. Pourtant, la plupart ont ensuite été revendus/allégés sur des gains supérieurs à 30 % dans les six à douze mois suivants. En investissant maintenant sur les actions, vous êtes logiquement plus près du point bas qu’il y a trois ou quatre mois lorsque le CAC 40 évoluait autour de 4 000 pts. Or, à cette date, nous étions paradoxalement plutôt critiqués pour ne pas opérer assez d’achats/renforcements.

 

3. Ne faudrait-il pas mieux tout vendre sur les niveaux actuels et attendre des jours meilleurs ?

Une vente totale d’un portefeuille boursier constitue un pari mais ne ressemble pas à de l’investissement. Agir méthodiquement suppose en effet de conserver continuellement un pied dans le marché mais de faire évoluer son exposition au gré de ses anticipations. Par ailleurs, si vous attendez des jours meilleurs pour investir, n’espérez pas acheter sur les cours actuels. La Bourse conserve toujours une avance sur les évènements.

 

4. Je suis tenté d’opérer des allers-retours sur le secteur bancaire. N’y a-t-il pas quelques profits faciles à réaliser grâce à la volatilité ?

Hélas, il n’y a jamais de profits faciles. Comme nous l’avons récemment souligné, l’avenir du secteur bancaire est incertain. Personne ne connaît réellement la taille des bilans, l’exposition aux dettes souveraines et le niveau de rentabilité des établissements dans un monde où la prise de risque ne pourra plus être couverte par les Etats. Les titres des banques ne semblent pas chers mais encore faudrait-il être en mesure de connaître leur valeur ! Alors que de nombreuses entreprises se traitent sur des niveaux de valorisation historiquement faibles, il y a déjà beaucoup à faire sans se « ruer » sur le secteur bancaire. Les titres des établissements peuvent enregistrer des variations de 20 % en deux heures et voir leur avenir basculer sur une simple déclaration politique. Autant se concentrer sur les jeux de hasard...

 

5. Vous dites qu’il n’y a pas d’alternative aux actions. Mais l’or ne peut-elle pas justement représenter une option ?

Nous estimons en effet que les actions sont incroyablement sous-valorisées par rapport aux obligations et l’immobilier. En ce qui concerne l’or, il ne s’agit pas, selon nous, d’un placement alternatif. Le métal jaune ne peut pas dépasser 5 % de votre portefeuille. En effet, il n’affiche aucun rendement et reste tout bonnement impossible à valoriser. L’once d’or vaut-elle 1 000 $, 2 000 $ ou encore 10 000 $ ? Elle reste surtout un révélateur des peurs qui rodent sur le marché mais ne peut constituer un placement majeur dans votre patrimoine.

 

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