X
  1. Espace abonnés
Propos Utiles

Réflexions économiques
Investissements boursiers depuis 1952

" Il m'importe peu que tu adoptes mes idées ou que tu les rejettes pourvu qu'elles emploient toute ton attention." Diderot

Nous contacter
01 45 23 10 57
sans surtaxe

À la une

N'oubliez pas l'eau (rédigé le 03/03/2010)

(03/03/2010) Un secteur d’avenir et stratégique reste encore discret en Bourse. Il convient de s’y intéresser, si ce n’est déjà fait.

Lorsqu’il s’agit d’investir sur des ressources naturelles aux quantités limitées sur la planète et pour lesquelles la demande est attendue en hausse, les opérateurs pensent immédiatement au pétrole et aux matières premières telles que l’uranium (utilisé par le secteur nucléaire) ou le lithium (un composant majeur des nouvelles batteries). Il est vrai que ces derniers représentent l’avantage d’être cotés, ce qui permet d’investir directement sur le marché ou d’acheter un produit financier indexé sur ces sous-jacents. Obnubilés par l’attrait spéculatif des matières premières, les investisseurs passent toutefois à côté d’une ressource qui affiche des fondamentaux bien supérieurs à ceux des produits évoqués plus haut : l’eau.

Un déséquilibre majeur

Ce n’est même pas un secret : les ressources en eau potable s’amenuisent considérablement au regard de la consommation. Alors que les mers recouvent les trois-quarts du globe, moins de 1 % de cette eau est, à l’origine, potable. Les activités polluantes de l’humanité ne vont rien arranger : un tiers des réserves pourrait disparaître d’ici vingt ans. De même, la disparition des zones humides qui « stockent » l’eau constitue un défi sans précédent. Dans le même temps, la consommation croît régulièrement. Comme pour les matières premières, l’essor des pays émergents contribue à créer un déséquilibre entre l’offre et la demande. Le développement est en effet accompagné d’une forte croissance démographique, d’une urbanisation, synonyme de consommation d’eau plus élevée, d’une agriculture intensive et d’une industrialisation, également génératrices d’une forte demande. Bref, le manque d’eau va aller en s’accentuant et faire de « l’or bleu » un enjeu stratégique comme c’est déjà le cas dans la région la plus sensible sur ce dossier, à savoir le Moyen-Orient. Si les États s’affrontent aujourd’hui pour accéder aux ressources pétrolières et les exploiter, le XXIème siècle les verra s’engager dans les mêmes « combats » pour l’eau.

Quel investissement ?

 

Pour l’investisseur désireux de prendre les devants en anticipant la rareté croissante de l’eau, un problème subsiste : cette ressource n’est pas cotée. Une cotation des prix de l’eau est probable dans les prochaines années mais en attendant, l’investisseur doit se contenter de cibler les groupes présents en Bourse qui profiteront de l’essor de ce marché. Ce dernier, qui représente à ce jour un chiffre d’affaires annuel de plus de 400 Mds $, va croître de 7 % à 9 % par an au cours des dix prochaines années. Dans les pays développés, les infrastructures destinées à gérer l’or bleu sont vieillissantes et inadéquates. Dans les pays émergents, elles n’existent même pas. Partout, les besoins pour traiter et distribuer l’eau sont immenses. Les plans de relance annoncés par les États cherchent d’ailleurs à y répondre. 
Sur le plan boursier, le marché français recèle deux perles du secteur de l’eau : Veolia Environnement et Suez Environnement. Mais l’on ne peut se contenter d’investir sur ces deux groupes dont l’activité est bien plus large, notamment dans l’énergie. De fait, nous avons fait le choix d’intégrer voici un peu plus de deux ans le Certificat Eau (FR0010342683) émis par Royal Bank of Scotland. Ce produit, non éligible au PEA, permet d’investir sur des groupes présents dans la distribution, l’exploitation, le traitement, l’épuration et le dessalement. Il offre en outre une véritable diversification géographique.
Notre avis
Le thème de l’eau va prendre une importance croissante. Détenir un produit indexé sur le secteur nous sem ble primordial pour un investisseur de moyen/long terme.


Copyright (c) 2010 Propos Utiles www.proposutiles.com