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Nasdaq : une hausse déséquilibrée ? (rédigé le 23/05/2017)

Depuis le début de l’année 2017, le Nasdaq et le Nasdaq 100 affichent respectivement un gain de + 13,94 % et + 17,18 %. Ces indices américains, dominés par les valeurs technologiques et de croissance, ont désormais dépassé leur sommet historique inscrit au cours de l’année 2000. Un élément nous alerte toutefois : la hausse se concentre sur un nombre de plus en plus restreint de valeurs. Mais ce n'est pas tout.

 

« The winner takes it all »

 

Alors que les analystes mettent en avant la croissance du secteur de la technologie pour justifier l’envolée des cours, il apparaît que seules quelques entreprises sont véritablement à l’origine de cette dynamique. Pour l’ensemble du Nasdaq, la hausse des chiffres d’affaires est ainsi attendue à +9,2% en 2017, contre +5,9% pour le Standard & Poor’s 500. Mais les sociétés estampillées "Internet" affichent des perspectives encore plus favorables : leur croissance atteindrait +22,4%. Si l’on creuse un peu plus, on se rend toutefois compte que cette moyenne repose sur l’essor de quelques poids lourds tels qu’Amazon, Alphabet ou encore Facebook. « The winner takes it all », disent les Américains, ce qui signifie que le gagnant rafle tout. Dans le cas du Nasdaq, les firmes qui ont su innover et triompher de leur concurrence directe captent l’essentiel de la croissance du secteur de la technologie. Leur masse de profits est désormais si importante qu’elle masque les faiblesses des autres sociétés. Au final, les cinq premières pondérations du Nasdaq, à savoir Apple, Microsoft, Amazon, Facebook et Alphabet, représentent 32 % de l’indice qui comporte pourtant plus de 3 000 titres. La capitalisation combinée d’Apple et Alphabet est plus élevée que celle de l’ensemble des valeurs financières de la zone euro et du Japon.

 

Le poids croissant de la gestion passive

 

Face à cette montée en puissance des géants de la technologies, les investisseurs ne cherchent pas à faire preuve d’originalité, ni à prendre de risque. Pour éviter de passer à côté de la hausse du Nasdaq, ils concentrent leurs achats sur les trackers qui reproduisent sa performance (c’est d’ailleurs ce que nous avons fait avec notre Favorite, l’iShares Nasdaq 100). Comme l’a récemment souligné Bank of America, les flux en direction de ces fonds progressent à un rythme historique. Sauf que cette méthode a un revers : elle aveugle sur la réalité des valorisations et elle alimente une hausse mécanique sur les plus grosses capitalisations de l’indice (les émetteurs sont contraints d’acheter les poids lourds de la cote pour reproduire l’indice). En achetant un tracker, l’investisseur a ainsi tendance à oublier la réalité qui se cache derrière ce produit. Il est aujourd’hui troublant de constater que les titres enregistrant un plus bas sur 52 semaines sont deux fois plus nombreux que ceux marquant un plus haut de 52 semaines. Et ce alors que l’indice Nasdaq évolue sur des niveaux records.

 

Au regard de ces éléments, nous avons.... 


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