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Les banques n'ont pas fini de payer leurs erreurs (rédigé le 21/11/2014)

Pas une semaine ne se passe sans que les grandes banques de la cote ne fassent la une de l’actualité pour avoir dépassé les limites de la légalité dans leurs activités. Récapitulons. Cette année, BNP Paribas s’est vue reprocher d’avoir servi de plaque tournante pour contourner les embargos américains décrétés contre le Soudan, l’Iran et Cuba, ce qui s’est traduit par une amende record de 8,9 Mds $.

 

En février 2012, Wells Fargo, JPMorgan Chase, Citigroup, Bank of America et Ally Financial ont accepté de payer collectivement 25 Mds $ pour éviter des poursuites liées à des saisies immobilières abusives. 

 

En novembre 2013, JPMorgan Chase a réglé 13 Mds $ pour solder des litiges concernant des instruments financiers adossés à des prêts hypothécaires à risque.

 

En janvier 2013, Bank of America a versé 9,5 Mds $ pour échapper à des poursuites de l’agence fédérale du financement du logement (FHFA).

 

En mai 2014, UBS a dû payer 2,6 Mds $ pour avoir aidé des citoyens américains à dissimuler des avoirs au fisc de leur pays.

En décembre 2012, HSBC a accepté de régler 1,92 Md $ pour éviter des poursuites pour complicité dans des activités de blanchiment d’argent.

 

En décembre 2013, Deutsche Bank, Société générale et Royal Bank of Scotland, épinglées pour avoir manipulé les taux interbancaires en euros, ont été condamnées par la Commission européenne à verser 1 Md €.

 

Cette semaine, Bank of America, Citibank, HSBC, JP Morgan Chase, Royal Bank of Scotland et UBS ont reçu une amende de 4,2 Mds $ pour avoir manipulé systématiquement et à grande échelle le marché des changes.

 

Au total, et depuis la crise de 2008, les banques ont collectivement payé plus de 200 Mds $ d’amendes. Surtout, elles ont reconnu des pratiques malhonnêtes dans des activités qui étaient jusque-là extrêmement rentables pour elles, ce qui jette un voile sur leur futur retour sur capital. En ont-elles terminé avec la justice ? Rien n’est moins sûr. Des actions en recours collectif sont ainsi en préparation pour dédommager les particuliers et les entreprises victimes des agissements des banques sur les changes. Régulièrement, des abonnés nous demandent pourquoi nous restons à l’écart des banques cotées. Le rappel de ces éléments devrait leur donner un élément de réponse.

 

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