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Banques centrales : un jour sans fin (rédigé le 05/11/2013)

Albert Einstein disait : « la folie, c’est de se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent ». à l’aune de cette définition, il est légitime de s’interroger sur la santé mentale des banquiers centraux et des investisseurs institutionnels. En 2000, la bulle financière a éclaté et plongé l’économie dans la récession parce que la Réserve fédérale a excessivement favorisé l’expansion du crédit. En 2008, la bulle immobilière américaine a éclaté et plongé l’économie dans la récession parce que la Réserve fédérale a excessivement favorisé l’expansion du crédit. Or, cinq ans plus tard, les banques centrales du monde développé, Réserve fédérale en tête, sont encore et toujours perçues comme les seules à même de sauver l’économie mondiale : alors qu’elles pratiquent déjà une politique de taux zéro sur une période historiquement longue, le monde politique et financier leur demande de faire encore plus pour étendre la source du bonheur, à savoir le crédit gratuit. La Fed est mise sous pression afin qu’elle poursuive son programme d’assouplissement quantitatif tandis que la Banque centrale européenne (BCE) se voit demander d’imiter son homologue et de franchir le Rubicon en dépit des avertissements allemands. Les stratèges des banques d’investissement ont trouvé un nouveau motif à même de faire bouger la BCE : la déflation. La menace serait telle qu’il faudrait agir au plus vite ! Pour la troisième fois en treize ans, la politique monétaire consiste donc à inonder de liquidités virtuelles les banques tout en affirmant, sans ciller, que l’objectif est de soutenir la création d’emplois et d’assurer la stabilité du système.

 

Pourtant, comme en 2000 et 2007, les établissements financiers, qui emploient ces liquidités sur les marchés et pratiquent le carry-trade, sont les seuls gagnants de cette politique. Que ce soit aux états-Unis ou en Europe, les créations d’emplois, quand il y en a, ne sont pas à la hauteur des attentes. Dans le même temps, l’endettement des états continue de gonfler et de menacer l’épargne des contribuables. Ici et là, dans certains secteurs de la Bourse ou dans l’immobilier à Londres ou au Moyen-Orient, des bulles « spéculatives » reprennent forme. Qu’adviendra-t-il au final ? Einstein a déjà répondu à la question...

 

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