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Retour sur l'été boursier (rédigé le 22/08/2017)

Que s’est-il passé pendant la trêve estivale, un période souvent propice aux décalages d'importance ? Quels éléments ont plus particulièrement intéressé les investisseurs encore actifs sur les marchés ? Voici, en quelques points, ce qu’il faut retenir de l’été boursier qui s’est avéré légèrement "baissier" et finalement très ennuyeux pour nous tous. Bonne rentrée à toutes et à tous.

 

Le risque nord-coréen a alimenté la volatilité

 

Les tensions entre la Corée du Nord et les états-Unis, qui se sont traduites par une escalade verbale et des menaces de guerre, ont préoccupé les marchés financiers. Alors que le président des États-Unis a tout d’abord promis à Kim-Jong-un "la colère" et "le feu", le dirigeant nord-coréen a répliqué en présentant un plan détaillé pour envoyer des missiles sur l’île américaine de Guam, dans le Pacifique ouest. En dépit de la faible probabilité d’un conflit nucléaire, les investisseurs se sont mis à craindre l’imprévisibilité des deux parties, laquelle pourrait conduire l’une ou l’autre à agir contre toute logique. Ces inquiétudes ont un temps pesé sur les actions et soutenu les valeurs refuges que sont l’or, le yen ou encore le franc suisse.

 

La réserve fédérale évoque la réduction de son bilan

 

Lors de sa dernière réunion de politique monétaire (fin juillet), la banque centrale américaine a décidé sans surprise de laisser son taux directeur entre 1 % et 1,25 %. Cette année, les taux ayant été rehaussés par deux fois, en mars et en juin, les opérateurs en ont conclu que la prochaine hausse de taux d’intérêt se ferait en septembre (au rythme d’une par trimestre). Mais la véritable incertitude concerne le bilan de la Fed. à partir de quelle date sera-t-il enfin réduit ? Dans son communiqué, l’institution a indiqué qu’un tel tournant pourrait se produire "relativement tôt". Dans la foulée, les taux à 10 ans américains ont eu tendance à grimper, avant de reperdre au mois d’août le terrain ainsi gagné. Preuve que le marché n’est pas véritablement convaincu par un durcissement accéléré et marqué de la politique monétaire de la Fed, le dollar est resté faible face à l’euro autour de 1,18 $.

 

L’inflation demeure faible, sans surprise

 

Comme nous l’indiquions dans le PU # 2768 (« Le calendrier de l’été » / page 3), les données relatives à l’inflation étaient très attendues. Elles n’ont pas véritablement surpris les opérateurs mais ont malgré tout confirmé que la dynamique sur les prix restait faible de part et d’autre de l’Atlantique. Dans le même temps, les prix du pétrole sont restés relativement stables, ce qui n’augure pas d’un changement de cap. Théoriquement, cette inflation mesurée devrait inciter les banques centrales à se faire prudentes dans le virage monétaire qu’elles disent vouloir conduire.

 

Donald trump perd le lien avec les milieux économiques

 

Les doutes sur la capacité du Président américain à conduire les réformes économiques et fiscales promises durant la campagne se sont encore amplifiés durant l’été. Après avoir fait preuve d’ambiguïté en refusant de condamner les heurts de Charlottesville (une manifestation de l’extrême droite a viré au drame avec la mort d’un contre-manifestant), Donald Trump a en effet vu son isolement grandir à Washington. Plusieurs grands patrons américains, qui avaient accepté de participer à des commissions économiques, ont démissionné. Le milliardaire Carl Icahn a par ailleurs renoncé à ses fonctions de conseiller pour la dérégulation financière. Seul Gary Cohn, un ancien de Goldman Sachs qui constitue le dernier lien de Trump avec les milieux d’affaires, n’a pas (encore) quitté le navire. Mais des rumeurs sur son départ ont circulé. Dans ces conditions, la réforme fiscale tant espérée et attendue par Wall Street risque de ne jamais voir le jour.

 

Les bons résultats des entreprises n’ont pas eu d’effet

 

Dans ce contexte, les publications trimestrielles des entreprises n’ont pas séduit les investisseurs. Pourtant, 74 % des groupes composant le Standard & Poor’s 500 ont dévoilé des bénéfices supérieurs aux attentes, contre une moyenne historique de 64 %. Le niveau élevé des valorisations et la crainte d’un retournement cyclique incitent les opérateurs à la prudence, et ce d’autant que les entreprises continuent d’évoquer un environnement incertain.

 

Comme le montre l’évolution du Vix, la volatilité a progressé au cours de l’été. Il est vrai que Donald Trump constitue à lui seul un élément perturbateur majeur et qu’il a été particulièrement actif durant la trêve... Avec la rentrée, les banques centrales devraient redevenir le premier sujet de préoccupation des investisseurs. Mais là encore, l’incertitude est de mise alors que les données économiques ne vont pas dans le sens souhaité par les banquiers centraux. //

 

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