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Et pendant ce temps-là... (rédigé le 17/12/2013)

Il n’y a pas si longtemps, Chypre ponctionnait les dépôts des épargnants afin de sauver son système bancaire, totalement à la dérive. Ce vol pur et simple n’émouvait guère nos dirigeants, lesquels en ont assurément vu d’autres en la matière. Et ces derniers d’évoquer les mafias russes et l’argent blanchi qu’il convenait de toutes les matières de faire tomber dans le giron étatique. Qu’importe l’importance pathologique qu’avait prise le secteur ou ses mauvais investissements dans les titres souverains grecs... Pour notre part, nous évoquions le sujet avec une certaine crainte. Et s’il ne s’agissait là que d’une répétition ? Quelques déclarations de responsables européens de premier plan nous avaient d’ailleurs alarmés. En effet, ceux-ci ne rejetaient pas l’adoption de telles mesures dans un autre pays, tout en jugeant qu’une telle opération était rigoureusement impossible. Plus récemment, le Fonds monétaire international (FMI) avait évoqué le sujet mais sous un autre angle, celui de la résolution de la crise de la dette. Et l’institution d’évoquer l’hypothèse d’une ponction de 10 % sur l’épargne afin de restaurer les finances des pays les moins soucieux de leur équilibre budgétaire... Le FMI ne proposait rien mais se contentait de soulever cette idée, nous disait-on alors. Mais voilà, le 11 décembre dernier, l’Europe a entériné la participation des déposants au renflouement des banques en cas de crise grave. Les « Européens » se sont en effet mis d’accord sur une loi prévoyant des règles de sauvegarde afin d’éviter de faire participer les états, donc les contribuables. Ce sont donc les clients de ces banques qui paieront ! Ces derniers devront couvrir au minimum 8 % des pertes de toute banque proche de la faillite avant qu’il soit possible de faire appel à des fonds nationaux de résolution abondés par le secteur bancaire. Les dépôts, nous dit-on, seront garantis jusqu’à 100 000 €. Au-delà de cette somme, le flou est donc total... Mais quelle beau monde que celui des banques, lesquelles ne sont donc jamais mises devant leurs responsabilités, quelles soient bien gérées ou non ! Nous voilà donc contraints, si ce n’est déjà fait, de disposer de plusieurs comptes dans différentes banques. Celles-ci étant assurées de ne pas faire faillite, il y a d’ailleurs fort à parier qu’elles ne se sentent pousser des ailes et se montrent (encore) moins prudentes.

 

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